Face à la situation sécuritaire que traverse actuellement le Mali, il est plus que jamais important que les Maliens se serrent les coudes et fassent bloc derrière leur armée. L’union sacrée l’exige. Les querelles partisanes doivent donc être mises de côté pour placer le Mali au-dessus de tout.
Ce qui se passe aujourd’hui démontre le caractère imprévisible et complexe du terrorisme. Ce qui arrive au Mali n’est ni anodin ni un cas isolé ; cela ne doit laisser place ni au doute ni au désespoir. Certes, le Mali est attaqué par des forces obscurantistes soutenues par divers alliés. Mais cela ne doit en aucun cas ébranler la nation malienne, ni pousser les citoyens à douter de leur armée ou à jeter le discrédit sur elle.
Le JNIM commet des exactions et des attentats terroristes contre de paisibles citoyens maliens. Face à cette situation, le silence de la communauté internationale se fait fortement ressentir. Pourtant, cette même communauté internationale n’hésite pas à accabler les dirigeants maliens de toutes sortes de critiques. Ce qui laisse apparaître une certaine ambiguïté dans la gestion de la crise malienne. Certains plateaux médiatiques semblent même servir de relais ou de porte-voix à des groupes armés, notamment au Front de libération de l’Azawad (FLA), au point que l’on peut légitimement s’interroger sur la nature réelle de certaines alliances et prises de position. Tous ces éléments démontrent la complexité et la gravité de la crise sécuritaire que traverse le Mali. Dans ce contexte, il est essentiel de soutenir sans réserve les FAMa dans cette guerre imposée pour la défense de la souveraineté nationale.
Même des nations parmi les plus puissantes et les plus développées du monde ont été victimes d’attaques terroristes meurtrières. Les États-Unis ont subi les attentats du 11 septembre 2001 ayant causé la mort de près de 3 000 personnes après la destruction des « Tours jumelles » du World Trade Center et l’attaque contre le Pentagone. L’Espagne a été frappée le 11 mars 2004 à Madrid par des explosions dans des trains de banlieue, faisant 192 morts et plus de 1 800 blessés. Le Royaume-Uni a connu les attentats de Londres du 7 juillet 2005, qui ont fait plus de 50 morts et des centaines de blessés. La France, quant à elle, a subi les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés ; puis celui de Nice, le 14 juillet 2016, où un attentat au camion-bélier sur la Promenade des Anglais a causé la mort de 86 personnes et fait des centaines de blessés.
La Belgique a été touchée le 22 mars 2016 par des attentats suicides à Bruxelles, causant la mort de 32 personnes et faisant des centaines de blessés. Plus récemment, la Russie a également été frappée le 22 mars 2024 lors d’une attaque terroriste revendiquée par l’État islamique. Cette liste est loin d’être exhaustive, tant le terrorisme a frappé de nombreuses nations à travers le monde. Peut-on pour autant affirmer que ces grandes puissances ont échoué à protéger leurs populations ? Peut-on dire qu’elles manquaient d’équipements modernes ou de services de renseignement performants ? Peut-on les qualifier d’États incapables ou défaillants ? Ce sont là des interrogations légitimes.
Taire les divergences partisanes quand la patrie est menacée
Dans aucun de ces pays, les populations n’ont perdu confiance en leurs forces de défense et de sécurité. Au contraire, elles ont manifesté une solidarité nationale intacte et ont encouragé leurs autorités à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. De même, les responsables politiques ont su faire bloc derrière la nation, en mettant de côté les divergences partisanes face à l’intérêt supérieur du pays. C’est également ce qu’exige notre responsabilité collective lorsque la Nation est attaquée et agressée par des forces obscurantistes sans foi ni loi.
Si même ces nations ont été touchées, comment peut-on considérer que le Mali aurait « failli », alors que le terrorisme est une guerre asymétrique particulièrement difficile à combattre, dans laquelle les ennemis se dissimulent souvent au sein des populations civiles ?
Combattre le terrorisme est un devoir qui s’impose à toute la population. Chaque citoyen a un rôle important à jouer : fournir des informations utiles, alerter les forces de sécurité, éviter les amalgames, ne pas se faire justice soi-même et, surtout, collaborer avec les FAMa. Cette mobilisation citoyenne peut sauver des milliers de vies et contribuer efficacement au démantèlement des réseaux terroristes.
La devise de notre nation (Un peuple-Un but-Une foi) doit prendre tout son sens dans nos gestes quotidiens, en ce moment crucial de notre histoire. La défense de la patrie est un impératif pour chaque citoyen, comme un véritable appel au drapeau. C’est dans cet esprit que j’exhorte l’ensemble du peuple malien à l’unité et à la vigilance.
Ne pas céder aux manipulations et à la désinformation
Le Mali est et restera notre patrimoine commun, légué par nos ancêtres. Cet héritage précieux doit être préservé pour les générations futures. S’abstenir de propager les intox et privilégier les canaux officiels d’information constituent également des actes de patriotisme qui participent à la lutte contre le terrorisme. Les groupes terroristes cherchent aussi à gagner la bataille communicationnelle et informationnelle. Il appartient donc aux Maliens de rester prudents, lucides et de savoir raison garder face aux manipulations et à la désinformation.
Aujourd’hui, plus que jamais, le Mali a besoin d’unité, de solidarité et de responsabilité collective. J’invite donc tous les Maliens à regarder vers l’avenir, à faire preuve davantage de compréhension, de cohésion et de patriotisme, afin de faire face ensemble à cette guerre existentielle qui nous est imposée. Ayons toujours à l’esprit qu’on ne pas marcher sur un peuple debout. C’est pourquoi le Mali doit rester debout, uni et résilient !
Abel Dembélé Journaliste/Communicateur
P.S : Le titre est de la rédaction
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