Le développement et la modernisation de l’Office du Niger étaient au cœur d’une rencontre tenue ce vendredi entre le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et le Président-directeur général de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary Tounkara. Cette audience, qui s’inscrit dans le cadre des réflexions sur l’avenir de l’un des principaux pôles agricoles du Mali, a permis d’examiner les contours de la nouvelle Stratégie de développement global de l’établissement.
Accompagné du Chef du Bureau de la Représentation de l’Office du Niger à Bamako, Issa Touré, le PDG de l’institution a présenté une vision ambitieuse visant à transformer l’Office du Niger en un véritable moteur de la souveraineté alimentaire et du développement économique national à l’horizon 2063.
Cette stratégie s’appuie sur plusieurs axes prioritaires, notamment le renforcement de la gouvernance institutionnelle, la modernisation des infrastructures hydrauliques, l’extension des aménagements agricoles, l’intensification et la diversification des productions, ainsi que le développement de l’agro-industrie. Elle intègre également les dimensions environnementales, sociales et sécuritaires, considérées comme essentielles à la réussite de toute politique de développement durable.
Au cours des échanges, Dr Samba Bocary Tounkara a exposé le plan d’action élaboré pour accompagner ce processus de transformation. Porté par le slogan « Passer d’une logique de périmètre irrigué à celle de puissance agro-industrielle continentale », ce programme vise à valoriser pleinement les immenses potentialités de l’Office du Niger au bénéfice de l’économie nationale.
Le responsable de l’établissement a également évoqué les enjeux liés au Contrat-plan liant l’État, l’Office du Niger et les exploitants agricoles. À ce titre, il a sollicité l’accompagnement du département de l’Économie et des Finances pour la mobilisation des ressources destinées à l’entretien du réseau hydraulique principal, notamment le barrage de Markala, infrastructure stratégique qui constitue le cœur du système d’irrigation de l’Office du Niger.
En réponse, le ministre Alousséni Sanou a salué la vision portée par la nouvelle équipe dirigeante et réaffirmé l’importance stratégique de l’Office du Niger dans la politique de souveraineté alimentaire du Mali. Il a rappelé que l’institution dispose d’un potentiel exceptionnel avec plus de deux millions d’hectares exploitables, faisant d’elle un levier majeur de création de richesses, d’emplois et de croissance économique.
Tout en réitérant l’engagement de son département à accompagner les initiatives crédibles et structurantes, le ministre a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et équilibrée de l’entreprise. Selon lui, la réussite du projet de transformation passe par une maîtrise des équilibres financiers, une meilleure organisation des ressources humaines, une planification réaliste des objectifs ainsi qu’une gouvernance fondée sur la performance et la responsabilité.
« Si les facteurs de tout projet sont bien analysés et assortis de propositions concrètes, notre accompagnement ne fera point défaut », a-t-il assuré, tout en soulignant l’importance de disposer d’une vision claire, d’indicateurs de résultats mesurables et d’une communication efficace avec l’ensemble des parties prenantes.
Le ministre a également mis l’accent sur le rôle déterminant de l’encadrement agricole dans l’atteinte des objectifs fixés. Il a plaidé pour une revalorisation de cette fonction afin de renforcer l’accompagnement des producteurs et favoriser une meilleure organisation des communautés rurales autour des enjeux de développement local.
À l’issue de la rencontre, le Président-directeur général de l’Office du Niger a pris acte des orientations formulées par le ministre et s’est engagé à inscrire son action dans une dynamique de résultats, avec pour ambition de faire de l’Office du Niger un acteur incontournable de la transformation agricole et économique du Mali.
Cette rencontre traduit la volonté commune des autorités et des responsables de l’Office du Niger de jeter les bases d’un renouveau durable de cette institution stratégique, appelée à jouer un rôle central dans la réalisation des objectifs de souveraineté alimentaire et de développement économique du pays.
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