Selon nos informations, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a décidé de revoir à la baisse l’effectif de sa force militaire d’attente destinée à lutter contre le djihadisme. L’annonce a été faite ce week-end à Freetown, en Sierra Leone, à l’issue d’une réunion des chefs d’État-major des armées de l’organisation ouest-africaine.
Initialement, les discussions prévoyaient la mise en place d’une force de 5 000 soldats. Finalement, les chefs militaires ont convenu de démarrer avec un contingent de 2 000 hommes. Cette décision reflète une approche plus prudente, visant à consolider l’organisation et le financement de l’opération avant d’envisager une montée en puissance.
Emery Owolabi, expert en sécurité régionale et chercheur à l’université d’Abomey-Calavi au Bénin, précise : « Il faut voir le chiffre de 5 000 hommes annoncé initialement comme le but à atteindre à terme. Pour commencer, on débute avec 2 000 hommes afin de mieux maîtriser la force. Cela prend également en compte les questions de financement. Dans le contexte mondial actuel, les États de l’Afrique de l’Ouest ne peuvent compter que sur leurs propres forces. Les leçons du passé, notamment avec le G5 Sahel, sont là pour guider cette démarche. »
Cette révision à la baisse s’inscrit dans une dynamique régionale où la coordination et la durabilité des opérations sont désormais prioritaires. L’expérience montre que des déploiements rapides mais mal encadrés peuvent s’avérer inefficaces, voire contre-productifs. La Cédéao semble donc vouloir adopter une stratégie graduelle, en consolidant d’abord une force opérationnelle solide avant d’atteindre l’effectif envisagé initialement.
En attendant le déploiement complet, la vigilance et la coopération entre les États membres resteront essentielles pour contenir les menaces terroristes et sécuriser les zones vulnérables de la région.
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