Les députés confédéraux du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont ouvert, ce mercredi 26 août 2026 à Niamey, leur première session ordinaire. Prévue jusqu’au 29 août, cette rencontre marque le lancement effectif du travail parlementaire dans le nouveau cadre institutionnel de la Confédération des États du Sahel (AES).

À l’ouverture des travaux, les parlementaires ont adopté un ordre du jour articulé autour de trois dossiers majeurs.
Le premier concerne la coopération policière et le partage de renseignements entre les trois États. Les échanges doivent notamment permettre d’examiner les mécanismes susceptibles de renforcer la coordination sécuritaire au sein de l’espace confédéral.
Le deuxième dossier porte sur la libre circulation des personnes et des biens. Un enjeu important pour approfondir l’intégration entre les populations et faciliter les échanges économiques entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Enfin, les députés se pencheront sur le modèle économique des médias, avec un accent sur leur financement, leur viabilité et leur efficacité. Cette question intervient alors que les médias sont appelés à jouer un rôle accru dans l’information des populations et l’accompagnement de la dynamique confédérale.

Ces trois thématiques seront examinées par les commissions compétentes, conformément au règlement intérieur adopté lors de la session inaugurale.
Président des Sessions confédérales des Parlements de l’AES, Dr Ousmane BOUGOUMA a appelé les députés à assurer une conduite efficace des travaux et à orienter leurs réflexions vers des réponses concrètes aux préoccupations des populations.
Cette session, qui s’achèvera le 29 août, constitue ainsi un premier test pour ce nouveau mécanisme parlementaire. Les Sessions confédérales doivent désormais se tenir deux fois par an, en février et en août, afin d’accompagner l’intégration et la mise en œuvre des ambitions communes des trois pays.
Sory Diakité
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