GESTION DES CENTRES DE FORMATION PROFESSIONNELLE : Une centaine d’acteurs réunis pour renforcer la performance du système

Les directeurs et gestionnaires des Centres de formation professionnelle (CFP) publics du Mali prennent part, depuis ce mardi 1ᵉʳ septembre 2026 à Bamako, à une session de formation consacrée à la gestion des établissements et à la Gestion axée sur les résultats (GAR). La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Drissa Guindo, Secrétaire général du ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, représentant la ministre Oumou Sall Seck.

Prévue sur cinq jours (1ᵉʳ au 5 septembre 2026), cette session vise à renforcer les capacités des responsables des centres en matière de gouvernance, de gestion administrative et financière, de pilotage pédagogique, de suivi-évaluation et de Gestion axée sur les résultats (GAR). Dans son discours d’ouverture, Drissa Guindo a mis l’accent sur le rôle stratégique de la formation professionnelle dans la transformation économique et sociale du Mali.

Le Secrétaire général du MENEFP a rappelé que le pays dispose de 18 centres publics et de plus de 500 centres privés, contribuant à la qualification de la jeunesse et à la préparation des compétences nécessaires à l’économie nationale. Selon lui, les exigences actuelles imposent de dépasser la simple administration des établissements. « Diriger un centre de formation professionnelle ne consiste donc plus seulement à administrer un établissement ; c’est piloter une organisation au service du développement économique et social de son territoire », a déclaré M. Guindo.

Cette formation répond notamment aux insuffisances relevées par différents diagnostics dans le management, la gestion administrative et financière, le pilotage pédagogique, le suivi-évaluation et la Gestion axée sur les résultats. L’objectif est donc de doter les responsables d’outils leur permettant d’améliorer durablement la performance de leurs établissements. À l’issue de la session, chaque centre devra disposer d’un plan d’action concret, avec des objectifs, des indicateurs et un mécanisme de suivi assuré par la Direction nationale de la formation professionnelle (DNFP).

Le représentant du ministre a également insisté sur le rapprochement entre les centres de formation et le monde du travail. Il a appelé à une implication accrue des entreprises dans la définition des programmes, l’apprentissage, l’accueil des stagiaires et l’évaluation des compétences. Pour les autorités, cette collaboration est essentielle pour réduire l’écart entre les compétences acquises par les jeunes et celles recherchées sur le marché du travail. Intervenant à son tour, AlhatikouDagamaissa, directeur/pays du Bureau international du travail (BIT), a rappelé l’importance de l’investissement dans les compétences humaines.

Citant Benjamin Franklin, il a estimé que l’éducation et la formation constituent des investissements essentiels pour construire une économie dynamique et offrir de meilleures perspectives à la jeunesse. Il a salué l’engagement du ministère, de la DNFP et du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA), ainsi que l’appui financier du gouvernement norvégien au Programme global de développement des compétences de l’OIT au Mali.

Au total, 91 participants issus de plus de 50 structures prennent part à la formation. Ils viennent notamment des directions centrales et régionales, des centres de formation, des collectivités territoriales, des organisations syndicales, du patronat et des partenaires techniques et financiers. Cette session s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du système national de développement des compétences.

Parmi les chantiers engagés figurent notamment la cartographie du système national d’apprentissage, le diagnostic institutionnel du FAFPA, la relecture de ses textes législatifs et réglementaires ainsi que la mise à jour du Plan de renforcement des capacités. À travers cette initiative, les autorités et leurs partenaires entendent faire du renforcement du management des CFP un levier d’amélioration de la qualité de la formation professionnelle, de l’employabilité des jeunes et de l’adéquation entre les compétences et les besoins de l’économie malienne.

Sory Diakité


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