Mauritanie : 17 arrestations liées à un trafic d’armes près de la frontière malienne, dont un ancien porte-parole d’Ansar Dine

Le vendredi 4 septembre 2026, les autorités mauritaniennes ont arrêté 17 personnes à Bassiknou, dans le Hodh Ech Chargui, saisissant deux pick‑up remplis d’armes en provenance du nord du Mali. Parmi les détenus figure Sanda Ould Bouamama, ancien porte‑parole du groupe jihadiste malien Ansar Dine, aujourd’hui intégré au Jnim.

Arrestations et saisies à Bassiknou

Les forces de sécurité ont mené une opération dans la localité frontalière de Bassiknou, où elles ont appréhendé 17 individus suspectés de trafic d’armes. Deux véhicules de type pick‑up ont été confisqués, contenant des munitions et des armes légères que les enquêteurs attribuent aux groupes rebelles actifs dans le nord du Mali. Les suspects ont été conduits à Néma pour être interrogés dans le cadre d’une enquête qui vient d’être ouverte.

Un ancien porte‑parole d’Ansar Dine parmi les détenus

Sanda Ould Bouamama, connu sous le nom de guerre Sanda Ould Bouamama, est identifié comme l’une des personnes arrêtées. Ancien porte‑parole d’Ansar Dine pendant la crise malienne de 2012‑2013, il a ensuite rejoint le Jnim, un groupe affilié à al‑Qaïda. Double nationalité malienne‑mauritanienne, il avait déjà cherché refuge en Mauritanie en 2013 pour échapper à un mandat d’arrêt international émis par le Mali pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre, génocide, meurtre et terrorisme. Libéré en 2015, sa détention actuelle relance le débat sur la politique de l’extradition et la coopération sécuritaire entre les deux pays.

Implications pour la sécurité régionale

Le trafic d’armes détecté à la frontière mauritanienne souligne la persistance de réseaux logistiques qui alimentent les groupes armés du Sahel. La présence d’un acteur de premier plan du jihadisme malien indique que le territoire mauritanien peut servir de point de transit ou de refuge pour des militants. Cette arrestation intervient alors que les autorités maliennes et mauritaniennes intensifient leurs efforts conjoints pour contrer la recrudescence des violences dans le nord du Mali.

Enquête en cours et perspectives

Les enquêteurs cherchent à établir le volume exact des armes saisies, leur destination finale et les éventuelles ramifications du réseau de trafic. Jusqu’à présent, les autorités mauritaniennes n’ont pas publié de communiqué officiel détaillant les charges retenues contre les 17 personnes. Le suivi de l’affaire permettra d’évaluer l’efficacité des mécanismes de coopération transfrontalière et pourrait influencer les futures stratégies de lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel.

Source : Kumba


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