L’Éthiopie est devenue un modèle de transformation économique en Afrique grâce à ses avancées rapides dans l’industrialisation et les infrastructures, soulignent des experts. Le Grand barrage de la Renaissance éthiopien est présenté comme une preuve de l’ambition stratégique du pays et de sa capacité à financer des projets majeurs. Des réformes dans les secteurs clés, comme les télécoms et les finances, sont recommandées pour accroître l’attractivité économique du pays.
Addis-Abeba — Les avancées rapides de l’Éthiopie en matière de transformation économique et de développement des infrastructures en font un exemple à suivre pour le reste du continent, estiment des experts africains en politique et en finance.
Gaby Asare Otchere-Darko, président exécutif du Africa Prosperity Network, a souligné les progrès significatifs accomplis par le pays au cours de la dernière décennie, notamment dans les domaines de l’industrialisation et de l’expansion des infrastructures.
Il a affirmé que l’Éthiopie s’impose progressivement comme un modèle de transformation économique pour l’ensemble du continent.
Il a notamment cité le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne comme illustration emblématique de l’ambition stratégique du pays et de sa capacité à mobiliser ses ressources pour réaliser des projets d’envergure.
Ce projet, le plus grand complexe hydroélectrique d’Afrique, devrait produire plus de 6 000 mégawatts d’électricité et renforcer considérablement l’approvisionnement énergétique national, tout en soutenant l’ambition de faire de l’Éthiopie un pôle énergétique régional.
Selon lui, de telles réalisations démontrent le potentiel du pays à jouer un rôle moteur dans l’intégration économique africaine.
Il a également appelé à la poursuite des réformes, notamment la libéralisation de secteurs clés comme les télécommunications, le secteur bancaire et les technologies financières, afin de renforcer l’attractivité économique du pays.
De son côté, Manuel Moses, directeur général de African Trade and Investment Development Insurance, a insisté sur l’importance de la mobilisation des ressources internes pour soutenir le développement du continent.
Il a souligné que le financement du développement africain doit d’abord reposer sur les capacités propres du continent, avant de faire appel à des partenaires extérieurs.
Prenant à nouveau l’exemple du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, il a mis en avant la capacité des pays africains à financer eux-mêmes des projets structurants.
Ces prises de position interviennent alors que l’Éthiopie poursuit la mise en oeuvre de réformes économiques ambitieuses et intensifie ses investissements dans des infrastructures stratégiques, consolidant ainsi son rôle d’acteur clé dans le développement et l’intégration économique de l’Afrique.
Source : ENA
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