Le Mali participe à la 77ᵉ session du Comité exécutif du Programme du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), organisée du 12 au 16 octobre 2026 à Genève, en Suisse. À cette occasion, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a présenté les avancées du pays en matière de protection des populations déplacées, ainsi que les défis humanitaires auxquels il reste confronté.

Intervenant le lundi 12 octobre, à la tête de la délégation malienne, le ministre a évoqué les actions engagées en faveur des réfugiés, des personnes déplacées internes, des demandeurs d’asile et des Maliens rapatriés. Il a notamment mis en avant le rapatriement volontaire, la prise en charge des réfugiés et la réintégration socioéconomique des personnes de retour, dans le cadre du partenariat entre le Mali et le HCR.
Selon les données communiquées par le ministère, le Mali comptait, au 30 septembre 2026, 322 584 réfugiés et demandeurs d’asile présents sur son territoire, ainsi que 414 524 personnes déplacées internes et 90 648 personnes rapatriées. À ces populations s’ajoutent 343 091 réfugiés maliens vivant dans des pays d’asile.
Ces chiffres mettent en évidence l’ampleur des besoins de protection et d’accompagnement, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Ils soulignent également l’importance de la coopération avec les partenaires humanitaires pour répondre aux besoins des populations concernées et favoriser des solutions durables.
Au cours de son intervention, Issa Ousmane Coulibaly a également souligné les évolutions du dispositif national de protection, notamment l’adoption, en 2024, d’une loi relative au statut de l’apatride et la mise en place de la Commission nationale chargée des apatrides.
La validation d’un guide de procédure d’éligibilité à ce statut constitue, selon le ministère, une autre étape dans le renforcement du cadre de protection des personnes concernées.
À Genève, le Mali entend ainsi faire valoir les actions engagées tout en mettant en lumière les défis qui persistent dans la gestion des déplacements forcés. Les enjeux portent notamment sur la protection des personnes vulnérables, le respect de leur dignité et la recherche de solutions permettant leur retour, leur réintégration ou leur installation dans des conditions durables.
Sory Diakité
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