Kayes : autorités locales et forces de sécurité ajustent leur dispositif dans la bande sahélienne

Ce Mardi 24 mars, la salle de conférence du gouvernorat de Kayes accueille une réunion à huis clos élargi. Autour de la table, les préfets et maires de plusieurs cercles, Ambidedi, Aourou, Kayes, Sadiola, Ségala, Yélimané, prennent place aux côtés des responsables des forces de défense et de sécurité. À la tête des échanges, le gouverneur, Moussa Soumaré.

On parle de tronçons routiers où les déplacements ont repris sans escorte ces dernières semaines. Puis, presque dans la même phrase, d’autres zones où les populations évitent encore de sortir après une certaine heure. Les situations varient d’un cercle à l’autre, parfois d’une commune à la suivante.

Les représentants des Forces armées maliennes détaillent plusieurs opérations récentes. Des patrouilles renforcées sur certains axes, des interventions ciblées dans des zones identifiées comme sensibles. Ils insistent sur un point : la présence est maintenue, mais elle doit rester mobile. Pas question de se fixer trop longtemps au même endroit.

Dans la salle, les échanges deviennent plus techniques. Fréquence des patrouilles, délais de réaction, circulation de l’information entre autorités locales et unités sur le terrain. Un préfet signale un retard dans la remontée d’alerte dans sa zone. Le sujet est noté.

Le gouverneur reprend la parole. Moussa Soumaré reconnaît des progrès, certaines localités ont retrouvé une activité normale, dit-il, mais il insiste sur la fragilité de la situation. Il ne s’attarde pas longtemps sur les félicitations. Il demande plutôt ce qui manque encore, là, maintenant.

La question des populations revient souvent. Dans plusieurs zones, expliquent les participants, la confiance revient progressivement. Les gens circulent davantage, reprennent leurs activités. Mais le moindre incident peut tout remettre en cause.

Un passage plus politique intervient en fin de séance. Les participants saluent les orientations données par Assimi Goïta en matière de sécurité. Le message est rapide, sans développement.

Avant de lever la séance, le gouverneur fixe un cap simple : aucune zone ne doit être laissée de côté. Il demande un suivi régulier, des informations précises, et surtout une coordination sans faille entre les différents niveaux.

À la sortie, les discussions continuent par petits groupes. Certains comparent leurs situations, d’autres repartent rapidement. Les dossiers, eux, ne sont pas refermés. Pas encore.


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