Marché de l’emploi : 65 503 emplois nets créés en 2025

À la Primature, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a présenté un bilan chiffré de l’emploi au Mali pour l’année 2025, marqué par un solde net de 65 503 postes. Derrière cette progression, portée en grande partie par les recrutements publics, se dessine une réalité plus contrastée : un secteur privé en retrait et un rythme de création d’emplois qui s’essouffle au fil de l’année.

Ce qui ressort immédiatement, c’est le poids du secteur public. 40 566 recrutements. Derrière ce chiffre, on retrouve des concours organisés dans l’administration, des intégrations dans certains services techniques, mais aussi des emplois liés à des projets publics déjà engagés. Dans plusieurs directions, des agents ont été affectés sur des programmes précis, parfois avec des contrats liés à la durée des financements.

Le contraste est plus marqué côté privé. 28 732 postes recensés, soit moins que l’année précédente. En 2024, ils étaient plus de 32 000. Cette fois, certaines entreprises ont freiné. Des projets reportés, des extensions mises en pause. Concrètement, cela s’est traduit par moins d’ouvertures de postes dans des secteurs comme le commerce structuré ou certains services.

L’année n’a pas avancé au même rythme du début à la fin. Entre janvier et juin, les chiffres montent vite : 38 864 emplois nets. Puis, à partir de juillet, ça ralentit. 26 639 sur le second semestre. Dans les faits, plusieurs programmes publics ont été lancés en début d’année, ce qui a tiré les statistiques vers le haut, avant un tassement progressif.

Malgré cela, le gouvernement insiste sur la progression. En 2024, le solde net était de 60 692. L’écart n’est pas énorme, mais il est présenté comme un signal positif. Pour Mme Oumou Sall Seck, les dispositifs d’insertion, notamment ceux ciblant les jeunes ont joué un rôle concret. Certains bénéficiaires ont été orientés vers des stages débouchant sur des contrats, d’autres vers des activités génératrices de revenus, souvent à petite échelle.

Un autre point a été évoqué : la nouvelle stratégie nationale de l’entrepreneuriat, adoptée en Conseil des ministres le 18 mars. Elle couvre la période 2026-2030. L’idée, cette fois, est de structurer davantage l’accompagnement des porteurs de projets, avec des outils plus précis et un suivi plus régulier. Une première, selon la ministre.

Le message global reste le même : pour 2025, l’État a largement porté la création d’emplois. Mais pour la suite, la marge de progression dépendra surtout de la capacité des entreprises à relancer leurs investissements. Pour l’instant, ce n’est pas encore acquis.


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