RÉUNION URGENTE À OUÉLESSÉBOUGOU : UN CAS DE RAGE FAIT UN MORT ET ALERTE LES AUTORITÉS

Face à une situation sanitaire préoccupante, les autorités administratives et locales de Ouélessébougou ont tenu, ce mardi, une réunion d’urgence dans le bureau du Préfet, Moussa Andielou Sagara, suite à un cas de morsure d’un chien enragé ayant entraîné un décès dans le quartier de N’tentoubougou.

Un homme de 35 ans est mort à N’tentoubougou, après avoir été mordu par un chien suspecté d’être enragé. Depuis, l’inquiétude s’installe. Et cette fois, les autorités n’ont pas attendu.

C’est le préfet, Moussa Andielou Sagara, qui a convoqué autour de lui les acteurs clés de la ville : maire, forces de sécurité, autorités traditionnelles, services de santé, vétérinaires, représentants de femmes et de jeunes. Tout le monde dans la même pièce, parce que le problème dépasse largement un simple fait divers.

Ce qui ressort d’abord, c’est que le cas n’est pas isolé. Ces dernières semaines, plusieurs morsures ont été signalées. Mais celle-ci a basculé dans le pire scénario.

D’après le chef du secteur vétérinaire, Almadane Touré, le chien en cause n’est pas originaire de Ouélessébougou. L’animal aurait quitté Kolessébougou, traversé Farala, dans la commune de Sanankoroba Djitoumou, avant d’atterrir entre les mains de la victime.

Un trajet flou, sans contrôle, sans suivi. Personne ne sait exactement combien de personnes ou d’animaux ont été en contact avec lui sur le chemin.

Le plus troublant : le chien a été adopté. Pas signalé. Pas isolé. Juste intégré dans un foyer.

Le vétérinaire s’est déjà rendu dans la famille du défunt. Constat fait, informations remontées à la direction régionale. Mais la question reste entière : combien d’autres personnes ont été exposées sans le savoir ?

Pendant la réunion, il n’y a pas eu de longs débats théoriques. Les décisions sont sorties rapidement.

Parler directement aux populations. Pas des messages vagues, mais expliquer clairement ce que signifie une morsure suspecte. Ce qu’il faut faire immédiatement. Où aller.

Autre point sensible : les chiens errants ou jugés dangereux. L’idée d’une opération d’élimination ciblée est sur la table. Sujet délicat, mais difficile à éviter dans ce contexte.

Et puis, il y a le travail de fond : retourner dans les zones touchées, reprendre les cas un à un, vérifier, recouper. Ne rien laisser passer.

Le préfet a été clair : il ne veut pas voir la situation dégénérer. Il parle déjà de risque de crise sanitaire si rien n’est fait rapidement.

En août dernier, une campagne antirabique avait permis de mobiliser plus de 400 doses de vaccin, avec l’appui de l’Association nationale des docteurs vétérinaires du Mali.

Un effort réel. Mais visiblement, pas suffisant pour couvrir tout le territoire ni empêcher ce type de drame.

Aujourd’hui, les services vétérinaires sont envoyés en mission dans les zones concernées. Objectif : retrouver d’éventuelles victimes, identifier les cas à risque, agir vite.

En parallèle, un appui est demandé à l’OMS. Technique, financier. Peu importe la forme, tant que ça permet d’éviter un autre décès.

À Ouélessébougou, ce décès change la perception. On ne parle plus d’un risque lointain. Un chien circule. Il mord. Et parfois, on ne réagit pas à temps.


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