Il y a des gestes qui disent plus que ce qu’ils montrent. La remise de lettres de créance en fait partie. À Bamako, S.E.M. LI Xiang a officiellement pris ses fonctions de nouvel Ambassadeur de Chine au Mali, reçu par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Une rencontre sobre, mais chargée de sens, tenue le 6 janvier 2026.
D’emblée, le diplomate chinois a transmis les salutations personnelles du Président Xi Jinping. Un geste attendu, mais jamais banal. Il a rappelé ce que Pékin aime souvent dire de Bamako : un pays frère, un partenaire loyal, un ami de longue date. Depuis l’établissement des relations diplomatiques, Mali et Chine avancent côte à côte. Parfois vite, parfois avec patience. Mais toujours ensemble. Sous l’impulsion des dirigeants des deux pays, les liens n’ont cessé de se densifier.
Coopération économique, infrastructures, échanges politiques. Chaque étape a repoussé un peu plus les limites du partenariat. Et LI Xiang le sait : il arrive dans un pays où la Chine n’est pas une inconnue. Le nouvel Ambassadeur l’a dit sans détour. Sa mission sera claire et directe : donner corps aux décisions prises au plus haut niveau, appliquer les consensus entre les deux Chefs d’État et faire vivre, sur le terrain malien, les engagements issus du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine. Pas des promesses figées sur du papier, mais des projets concrets, visibles, utiles. Face à lui, le Président Assimi GOÏTA a réservé un accueil chaleureux à son hôte. Il l’a chargé de transmettre ses salutations sincères et ses meilleurs vœux au Président Xi Jinping.
Puis il a rappelé l’essentiel, sans emphase inutile : en 65 ans, la coopération sino-malienne a produit des résultats réels, dans plusieurs secteurs clés. Des résultats que les Maliens connaissent, parfois sans même s’en rendre compte. Le Chef de l’État a aussi tenu à réaffirmer une position constante : l’attachement du Mali au principe d’une seule Chine. Une ligne claire, assumée. Et surtout, une volonté affichée de continuer à travailler étroitement avec Pékin pour faire avancer des projets fondés sur le gagnant-gagnant, au bénéfice direct des populations.
Au fond, cette rencontre n’était pas qu’un passage obligé du calendrier diplomatique. Elle disait autre chose. La continuité d’une relation éprouvée. Et peut-être, aussi, l’envie partagée d’écrire un nouveau chapitre, plus audacieux, plus concret, dans l’histoire commune entre Bamako et Beijing.
Sory Diakité
En savoir plus sur FASSO ACTU
Subscribe to get the latest posts sent to your email.