“ Nous avons tellement de jeunes diplômés sur le marché de l’emploi, peu d’entre eux sont cultivés. “
Feu Mamadou Lamine Traoré, ancien ministre de l’Éducation nationale du Mali
L’école malienne, jadis, faisait la fierté de toute l’Afrique. Elle était sollicitée partout grâce à la qualité de son enseignement et aux produits qu’elle engendrait. Les sortants des grandes écoles du Mali étaient des références pour tout le continent africain. De l’accession de notre pays à l’indépendance jusqu’aux années 1980, les cadres maliens étaient les plus enviés partout où ils sont passés. Ceux-ci n’ont pas connu d’années tronquées, de grèves illimitées et inutiles, ni la mauvaise foi des autorités, mais plutôt la bénédiction de l’État malien.

De gauche à droite : Mamadou Macalou, le Commissaire Général du Salon du livre de Ségou SALISE, alors étudiant crasseux avec le Pr Mamadou Lamine Traoré, ancien Ministre de l’éducation nationale du Mali dans une salle de conférence
Mais, aujourd’hui, cette école est en panne. Cette situation chaotique continue de plomber le système éducatif malien. Le hic dans tout cela, c’est la baisse du niveau des élèves et des étudiants, y compris chez certains enseignants.
Dans nos écoles, la culture de la lecture n’existe pas beaucoup et la curiosité intellectuelle a tendance à disparaître.
Il faut reconnaître que les Maliens ne lisent pas assez, a fortiori les jeunes. Oui, le professeur Mamadou Lamine Traoré a vu juste et a dit vrai : les jeunes diplômés maliens sont peu cultivés. Alors que la recherche de l’emploi et l’esprit d’entreprise vont de pair avec la culture générale.
Les jeunes doivent comprendre que la culture générale ne s’acquiert pas seulement en classe. La curiosité intellectuelle doit toujours les animer. Nous vivons au XXIe siècle, c’est le siècle de la vitesse et de l’abondance de la lumière.
Il faut beaucoup lire pour s’épanouir intellectuellement.
Les médiocres n’ont pas leur place dans le concert des nations.
Donc, vous devez être intellectuellement solides pour affronter les dures épreuves de la vie. Plus on sait, plus on sait d’où l’on va. Dans la même logique, Hamidou Konaté, éditeur malien, affirme ceci : « Un peuple qui ne sait pas est un peuple dangereux. Donc, il faut amener les gens à la lecture. »
Il en est de même pour ceux qui veulent entreprendre. Et pour que votre entreprise aille toujours de l’avant, vous devez toujours vous former et vous adapter aux exigences du moment.
L’écrivain malien Amadou Hampaté Bâ nous dit ceci :
« L’école donne des diplômes, mais c’est dans la vie qu’on se forme. »
NB : Je me suis beaucoup frotté au Pr. Mamadou Lamine Traoré, ancien ministre de l’Éducation nationale du Mali. Il a beaucoup contribué à mon cheminement intellectuel.
Mamadou Macalou, commissaire général du Salon du Livre de Ségou « SALISE » et écrivain.
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