Jeudi 12 mars 2026, en milieu de journée, le bureau de la ministre Oumou Sall Seck a accueilli un visiteur venu discuter formation et emploi. Face à elle, Djiby Thiam, spécialiste en éducation à la Banque mondiale, en déplacement à Bamako.
Au départ, une visite de courtoisie. Mais très vite, la discussion a glissé vers des sujets plus précis : les programmes en cours, leurs résultats attendus, et surtout les marges de coopération possibles avec les partenaires techniques.
Le représentant de la Banque mondiale a d’abord évoqué les domaines dans lesquels l’institution intervient déjà au Mali, notamment les projets liés à l’éducation et au développement des compétences. L’idée, selon lui, était simple : comprendre les priorités actuelles du ministère afin d’aligner, si possible, certains appuis sur les besoins exprimés.
La ministre n’a pas tourné autour du sujet. Elle a déroulé les initiatives déjà lancées par son département. D’abord le Projet à Impact Rapide (PIR), programme impulsé au sommet de l’État et doté d’un financement de 6 milliards de francs CFA. Objectif affiché : déclencher des activités économiques visibles rapidement, notamment pour les jeunes.
Elle a ensuite évoqué le programme de travaux à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (HIMO). Le principe est concret : mobiliser une main-d’œuvre importante sur des chantiers locaux afin de créer des revenus immédiats tout en réalisant des infrastructures utiles aux collectivités.
Puis un autre point est venu sur la table : l’après-formation. Car former ne suffit pas toujours. Le ministère envisage donc de remettre des kits d’installation aux bénéficiaires une fois leur apprentissage terminé. L’idée est de leur donner les moyens matériels de démarrer une activité au lieu de retourner simplement sur le marché du travail sans ressources.
Pendant près d’une heure, les deux responsables ont confronté leurs approches. Les programmes présentés par la ministre ont retenu l’attention de la délégation. De son côté, la Banque mondiale cherche à identifier les dispositifs qui pourraient bénéficier d’un appui technique ou financier.
Rien n’a été signé ce jour-là. Mais la discussion a permis de clarifier les attentes de part et d’autre. Formation professionnelle, insertion des jeunes, accompagnement des nouveaux entrepreneurs : les prochains échanges devraient tourner autour de ces trois chantiers. À Bamako, le sujet reste brûlant. Chaque année, des milliers de jeunes arrivent sur un marché du travail déjà saturé. Et les programmes capables d’absorber cette pression sont scrutés de près.
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