À Bamako, la célébration de la Journée mondiale de l’eau, ce 22 mars 2026, a rassemblé autorités, experts et acteurs du secteur autour d’un enjeu précis : transformer les engagements politiques en accès réel et équitable à l’eau potable. Présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, la cérémonie a servi de point d’étape sur les actions en cours, dans un contexte où les disparités d’accès restent visibles selon les territoires et les catégories sociales.

« L’eau, source d’égalité » : un thème confronté aux réalités du terrain. Dès l’ouverture des travaux, le thème s’impose, sans détour. « L’eau, source d’égalité ». Sur le papier, l’idée tient. Dans les faits, elle se heurte à des écarts bien identifiés. Les données présentées, notamment celles issues de ONU Femmes, rappellent que 380 millions de femmes et de jeunes filles vivent dans des zones de stress hydrique élevé ou critique. À l’horizon 2050, ce chiffre pourrait atteindre 674 millions dans 33 pays.
Un autre indicateur revient dans les échanges : 250 millions d’heures consacrées chaque jour à la collecte de l’eau dans 53 pays, majoritairement par des femmes et des filles. Derrière ce volume, des conséquences directes temps retiré de l’école, activités économiques limitées, exposition accrue aux risques.

Face à ces constats, les autorités maliennes tentent de structurer une réponse. Le Premier ministre rappelle que l’accès à l’eau potable est désormais encadré par la Constitution du Mali du 22 juillet 2023, notamment à son article 10. Une base juridique claire, mais qui pose une exigence d’exécution.
Dans cette logique, plusieurs actions sont mises en avant : extension des forages, développement de branchements sociaux, projets de stations de traitement pour améliorer la distribution et la qualité de l’eau. Le nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, est associé à ces initiatives, notamment à travers des programmes à portée sociale.
Reste un point soulevé de manière plus implicite au fil des interventions : la gestion. Au-delà des infrastructures, c’est la capacité à maintenir, entretenir et coordonner les systèmes existants qui conditionne l’accès réel à l’eau. Un enjeu moins visible, mais déterminant.

Au fil de la journée, entre panels et présentations étudiantes, une ligne se dessine. L’égalité face à l’eau ne dépend pas uniquement des investissements annoncés. Elle repose aussi sur leur mise en œuvre concrète et sur la manière dont chaque maillon du système fonctionne, du captage jusqu’au robinet.
En savoir plus sur FASSO ACTU
Subscribe to get the latest posts sent to your email.