Mali : une vague de poussière s’étend sur le pays, alerte à la dégradation de la visibilité et de l’air

Le phénomène ne s’est pas fait attendre. Tôt ce mardi, dans le nord du pays, le décor a changé d’un coup : lumière blanchâtre, horizon effacé, air chargé. À Gao comme à Tombouctou, certains axes étaient déjà difficiles à lire à quelques centaines de mètres. Même constat du côté de Kidal et Taoudeni, où la poussière s’est installée dès les premières heures.

L’alerte lancée par Agence nationale de la Météorologie du Mali se confirme donc sur le terrain : la brume descend progressivement vers le centre et le sud, et elle ne compte pas disparaître rapidement. Les prévisions évoquent une présence continue jusqu’à vendredi. Concrètement, cela veut dire plusieurs jours avec un ciel voilé, une visibilité capricieuse et un air lourd à respirer.

Sur certaines routes, la situation devient vite délicate. Des conducteurs parlent d’un champ de vision réduit à moins d’un kilomètre, parfois bien en dessous quand les rafales soulèvent davantage de particules. Dans ces conditions, dépasser devient risqué, freiner tard aussi. Les motos, nombreuses sur les grands axes urbains, sont particulièrement exposées.

Mais c’est surtout l’air qui change. Pas de pluie, pas d’humidité : uniquement des particules fines qui restent en suspension et finissent par irriter la gorge, piquer les yeux, fatiguer la respiration. Dans plusieurs quartiers, on remarque déjà des foulards remontés sur le visage, des masques ressortis des tiroirs, et des parents qui limitent les sorties des enfants en pleine journée.

L’ambiance est trompeuse : pas de tempête visible, pas de vent violent en continu, mais une poussière persistante, qui s’infiltre partout — dans les maisons, sur les étals, dans les véhicules. Elle se dépose lentement, couche après couche.

Les consignes, elles, sont simples mais deviennent vite indispensables dans ce contexte : se couvrir le nez et la bouche dès qu’on sort, éviter de multiplier les déplacements, lever le pied sur la route. Les personnes âgées ou fragiles doivent rester à l’abri autant que possible, surtout aux heures les plus chargées en poussière.

Ce genre d’épisode n’est pas nouveau au Mali. Mais quand il dure plusieurs jours d’affilée, il finit par peser — sur les corps, sur les déplacements, sur le rythme même de la journée. Cette semaine, il faudra faire avec.


En savoir plus sur FASSO ACTU

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *