Plusieurs centaines de camions-citernes chargés de gasoil, d’essence, de gaz et de fuel ont été réceptionnés ce mercredi après-midi dans les dépôts de Bamako, notamment au parc de Office Malien des Produits Pétroliers et sur le site de l’ex MUNISMA. Après des contrôles techniques sur les volumes et la conformité des cargaisons, les produits ont été immédiatement intégrés au circuit de distribution, avec pour objectif de réduire les tensions observées ces derniers jours dans les stations-service et d’éviter une rupture d’approvisionnement à court terme.
Chaque citerne passe par le même filtre : vérification du volume annoncé, contrôle visuel, conformité. Rien n’est lâché. Une erreur ici, c’est toute une chaîne qui se dérègle. Et personne ne veut revivre les scènes récentes : des files qui serpentent devant les stations, des chauffeurs qui dorment dans leur véhicule pour espérer faire le plein au lever du jour.
L’idée, cette fois, c’est d’aller vite. À peine réceptionnés, les produits sont redirigés vers les circuits de distribution. Pas question de laisser dormir les stocks. Des camions repartent presque aussitôt, direction les stations de Bamako d’abord, puis les axes vers l’intérieur. La pression est là, elle se sent dans le rythme des équipes.
Ce convoi n’arrive pas par hasard. Ces derniers temps, tout s’est compliqué : accès aux produits, coûts, délais. Le moindre blocage à l’extérieur finit par se faire sentir ici, immédiatement. Alors quand plusieurs centaines de citernes débarquent en une seule journée, ça change la donne — au moins pour quelques jours.
Sur le terrain, personne ne parle de “solution durable”. On parle plutôt de souffle, de marge, de répit. Ce qui compte, maintenant, c’est ce qui va se passer aux pompes. Est-ce que les files vont disparaître ? Est-ce que les stations seront alimentées sans rupture ? La réponse ne se trouvera pas dans les dépôts, mais dans les rues de Bamako, dès les prochains matins.
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