Le verrou a fini par sauter. Après plusieurs semaines de traque discrète, les éléments du Commissariat de Police de Diéma ont mis la main, le 2 avril 2026, sur celui qu’ils considèrent comme le cerveau d’une série de braquages ciblés sur les routes Diéma–Bamako et Diéma–Kayes. Une arrestation qui vient compléter un premier coup de filet mené quelques semaines plus tôt.

Tout s’est joué à une quarantaine de kilomètres de Diéma, dans un village où la présence du suspect avait été signalée. Sur la base d’informations jugées fiables, une équipe de la Brigade de Recherches, dirigée par son chef, a été dépêchée sur place. L’intervention s’est déroulée sans heurts, permettant l’interpellation d’un jeune homme de 23 ans, identifié sous les initiales O.S.
Face aux enquêteurs, le ton a rapidement changé. Le suspect a reconnu son rôle central dans l’organisation du groupe, confirmant les soupçons qui pesaient sur lui. Selon les éléments de l’enquête, il coordonnait les opérations de cette bande spécialisée dans les attaques de voyageurs et de transporteurs sur des tronçons particulièrement exposés.
Cette arrestation fait écho à celle de six autres membres du même réseau, interpellés entre le 8 et le 11 mars 2026. Déférés pour association de malfaiteurs, ils avaient été placés sous mandat de dépôt. Restait alors une pièce maîtresse du dispositif : le chef présumé, désormais aux mains des forces de l’ordre.
Au moment de son arrestation, l’individu détenait deux pistolets automatiques de fabrication artisanale, un couteau ainsi que des gris-gris, souvent associés à des pratiques de protection dans ce type d’activités criminelles. L’ensemble du matériel a été saisi et versé au dossier d’enquête.
Au-delà de l’interpellation, c’est un message que veulent faire passer les autorités policières : la pression ne retombe pas. À Diéma, les équipes multiplient les opérations ciblées, avec une volonté affichée de reprendre le contrôle des axes routiers devenus sensibles ces derniers mois. Le Commissaire Djibril Sanou n’a pas manqué de saluer l’engagement de ses hommes, insistant sur la précision du travail de renseignement qui a permis cette arrestation.
Dans le même temps, un appel clair est lancé aux populations. Les habitants sont invités à signaler tout comportement suspect via le numéro vert 101, un outil encore peu utilisé dans certaines zones mais jugé crucial pour anticiper ce type d’activités. Sur le terrain, policiers et citoyens avancent désormais avec un objectif commun : réduire l’espace d’action des groupes criminels qui misent sur l’isolement de certaines localités pour opérer.
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