Madagascar: Le gouvernement décrète un état d’urgence énergétique de 15 jours

Face à des pénuries croissantes liées aux tensions internationales, le gouvernement malgache a décrété un état d’urgence énergétique de 15 jours à compter du 7 avril 2026. Malgré des queues aux stations-service et un rationnement déjà présent, les prix des carburants restent figés (SP95 à 4 900 ariary le litre). Les autorités envisagent un rationnement élargi pour protéger l’économie, révélant ainsi la vulnérabilité du pays face à la fluctuation des importations énergétiques.

Michaël Randrianirina, Président de la Refondation de la République de Madagascar – PRRM

Le gouvernement malgache a décrété un état d’urgence énergétique sur l’ensemble du territoire pour une durée de quinze jours à compter du 7 avril 2026. Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues sur l’approvisionnement en carburants et en électricité, en lien notamment avec les perturbations du marché énergétique international, sur fond de conflit au Moyen-Orient.

Selon des informations relayées par Apanews, les autorités entendent recourir à des mesures exceptionnelles afin de sécuriser les importations d’énergie et d’assurer la continuité des services essentiels. Cette situation traduit une dégradation progressive observée depuis plusieurs semaines.

Dans les principales villes du pays, notamment à Antananarivo et Toamasina, de longues files d’attente se sont formées devant les stations-service, tandis que des mesures de rationnement ont déjà été instaurées dans certaines régions.

Malgré ces tensions, les prix des carburants pour le mois d’avril 2026 ont été maintenus à leur niveau antérieur, conformément à un communiqué publié le 5 avril par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Le litre de SP95 (sans plomb 95) reste fixé à 4 900 ariary, celui du pétrole lampant à 3 510 ariary et celui du gasoil à 4 660 ariary.

Les autorités n’excluent pas la mise en place d’un rationnement temporaire à plus grande échelle afin de limiter les répercussions sur la vie quotidienne et l’activité économique.

Cette crise met en évidence la forte dépendance de Madagascar aux importations de produits énergétiques, ainsi que sa vulnérabilité face aux fluctuations du marché international.


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