Bamako, le 13 avril 2026 – La salle Centre International de Conférences de Bamako a servi de cadre, ce lundi, à la cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire d’avril 2026 du Conseil national de Transition (CNT). Une rencontre marquée par un discours fort du Président de l’institution, axé sur les défis nationaux, la gouvernance et la refondation de l’État.
Devant un parterre de hautes personnalités, dont le Premier ministre, des membres du Gouvernement, des représentants du corps diplomatique et des autorités administratives, coutumières et religieuses, le Président du CNT a d’abord exprimé sa gratitude pour la mobilisation autour de cette rentrée parlementaire.
Une session sous le signe de l’engagement
Dans un contexte national jugé exigeant, le Président du CNT a rappelé le rôle central de l’institution dans le dispositif de la Transition. Organe législatif, le CNT est appelé à voter des lois, contrôler l’action gouvernementale et évaluer les politiques publiques.
« Cette session s’ouvre dans une phase décisive de notre histoire », a-t-il déclaré, évoquant à la fois les défis sécuritaires persistants et la volonté affirmée des autorités de refonder l’État malien sur des bases solides.
Durant les trois mois à venir, les membres du CNT auront à examiner 32 textes, dont 24 nouveaux projets de loi portant notamment sur la réforme de la magistrature, la sécurité, la fonction publique, les collectivités territoriales ou encore le secteur minier.
Priorité au contrôle de l’action gouvernementale
Au-delà du travail législatif, le Président du CNT a insisté sur la nécessité de renforcer le contrôle de l’action gouvernementale, considéré comme un levier essentiel pour améliorer la gouvernance, garantir la transparence et assurer des შედეგats concrets au bénéfice des populations.
Il a également exhorté les conseillers à privilégier l’intérêt supérieur de la Nation, loin de toute dérive partisane ou idéologique.
Focus sur l’éducation, la culture et la souveraineté
Saluant la décision du Président de la Transition, Assimi Goïta, de faire de la période 2026-2027 « l’Année de l’éducation et de la culture », le Président du CNT a souligné l’importance de ces deux piliers dans la construction d’une société forte, cohésive et souveraine.
Il a également mis en avant les avancées enregistrées dans les domaines agricole et sécuritaire, tout en appelant à des efforts supplémentaires pour relever les défis liés à l’énergie, à l’approvisionnement en hydrocarbures et à la souveraineté alimentaire.
Sécurité, AES et enjeux internationaux
Abordant la situation sécuritaire dans le Sahel, le Président du CNT a salué les progrès réalisés dans le cadre de la coopération au sein de Alliance des États du Sahel (AES), présentée comme une réponse stratégique aux défis communs.
Il a dénoncé par ailleurs certaines ingérences extérieures, tout en réaffirmant l’attachement du Mali à sa souveraineté et à la défense de ses intérêts sur la scène internationale.
Appel à la cohésion nationale
Face aux multiples crises, le Président du CNT a lancé un appel fort à l’unité et à la solidarité nationale. Il a invité les acteurs politiques, sociaux, économiques et religieux à privilégier le dialogue et l’intérêt collectif.
Un message particulier a été adressé à la diaspora, aux médias et à la société civile, appelés à contribuer activement au développement et à la stabilité du pays.
Hommage aux FAMa et ouverture officielle
Dans la dernière partie de son allocution, le Président du CNT a rendu un vibrant hommage aux Forces armées maliennes pour leur engagement dans la défense du territoire.
Citant Mahatma Gandhi, il a conclu en invitant les Maliens à écrire une nouvelle page de leur histoire, avant de déclarer officiellement ouverte la session ordinaire d’avril 2026.
« Vive le Mali unifié et pacifié ! Vive la Confédération des États du Sahel ! », a-t-il lancé, sous les applaudissements nourris de l’assistance.
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