Olympiades des Métiers : le Mali et la Guinée cherchent des solutions concrètes pour l’emploi des jeunes

La séquence s’est jouée en marge d’un événement très ciblé. Ce vendredi 24 avril 2026, à Conakry, la ministre malienne de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a été reçue par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah. Une audience inscrite dans le cadre des Olympiades des Métiers de Guinée, où le Mali participe en tant qu’invité d’honneur.

Derrière le caractère protocolaire, les échanges ont rapidement pris une tournure opérationnelle. Les deux parties ont recentré la discussion sur trois axes précis : la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et la valorisation des compétences locales.

Au cours de l’entretien, un constat partagé a été posé sans détour : la formation technique n’est plus un secteur secondaire. Elle devient un levier direct de transformation économique.

Les discussions ont porté sur :

  • l’adaptation des formations aux besoins réels du marché ;
  • la qualification rapide des jeunes, notamment dans des métiers techniques ;
  • la reconnaissance des compétences dans un cadre régional.

Pour Bamako comme pour Conakry, l’enjeu n’est plus seulement de former, mais de former utile.

À la sortie de l’audience, Oumou Sall Seck a insisté sur un point concret : cette visite ne se limite pas à un échange d’intentions.

Elle a évoqué :

  • un renforcement des liens entre les deux pays dans les secteurs stratégiques ;
  • un apprentissage mutuel sur les modèles de formation ;
  • une approche axée sur l’autonomisation des jeunes.

Dans ses mots, la qualification professionnelle reste “un levier de dignité”, mais aussi un outil direct d’insertion économique.

Le ministre guinéen en charge de l’Éducation et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a tenu un discours similaire, en mettant l’accent sur une coopération “utile”.

Son intervention a mis en avant :

  • la complémentarité entre les deux pays ;
  • la nécessité de créer des opportunités concrètes pour les jeunes ;
  • une coopération qui dépasse les déclarations pour s’ancrer dans des actions mesurables.

Même ligne du côté du chef du gouvernement guinéen. Amadou Oury Bah a été explicite : la coopération bilatérale doit produire des effets visibles pour les populations.

Il a évoqué deux conditions :

  • des performances solides dans chaque secteur ;
  • une intégration progressive des savoir-faire entre pays partenaires.

Autrement dit, une coopération qui s’évalue sur ses résultats, pas sur ses annonces.

La présence du Mali comme invité d’honneur aux Olympiades des Métiers n’est pas un détail. Cet événement sert de terrain d’observation et d’échange sur les pratiques de formation, les standards techniques et les modèles d’insertion.

C’est aussi un espace où les deux pays peuvent comparer leurs approches et identifier ce qui fonctionne réellement sur le terrain.


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