Renouveau de l’Office du Niger : le CNT promet un plaidoyer en faveur de la vision portée par le PDG

« Nous allons faire du lobbying pour le renouveau de l’Office du Niger. » Cette déclaration forte du Président de la Commission Développement Rural du Conseil National de Transition (CNT) résume l’engagement affiché par les conseillers de l’organe législatif de la Transition en faveur de la relance de l’un des plus importants pôles agricoles du Mali.

Ces propos ont été tenus ce lundi 1er juin 2026 au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), à l’occasion d’une séance d’écoute consacrée à la présentation de la nouvelle vision stratégique de l’Office du Niger par son Président Directeur Général, le Dr Samba Bocary TOUNKARA.

Face aux membres de la Commission Développement Rural du CNT, le PDG de l’Office du Niger a exposé les grandes lignes de la stratégie qu’il entend mettre en œuvre pour transformer durablement l’entreprise agricole. Cette vision s’inscrit dans les orientations du programme de développement national « Mali Kura Nɛtaasita ka Ben San 2063 ».

L’objectif affiché est ambitieux : faire de l’Office du Niger un véritable pôle d’excellence en agriculture irriguée durable, compétitive, inclusive et résiliente, capable de contribuer efficacement à la souveraineté alimentaire, à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté au Mali.

Pour atteindre cette ambition, le Dr Samba Bocary TOUNKARA propose un changement de paradigme majeur : passer d’une simple logique de périmètre irrigué à celle d’une puissance agro-industrielle à vocation continentale.

La stratégie de développement global présentée repose sur plusieurs piliers fondamentaux. Elle prévoit notamment une réforme des questions institutionnelles et de gouvernance, l’amélioration des infrastructures hydrauliques ainsi que l’extension des aménagements agricoles.

À cela s’ajoutent l’intensification et la diversification des productions, la valorisation des cultures, le développement agro-industriel et des infrastructures de soutien, ainsi que la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

Le premier responsable de l’Office du Niger n’a pas manqué de souligner l’importance de la sécurité dans la réussite de ce vaste chantier. Selon lui, aucun programme de développement durable ne peut prospérer dans un contexte d’insécurité.

Assisté d’Issa TOURÉ, Chef de bureau à Bamako, et de Moussa T. DIARRA, Directeur des Ressources Humaines, le PDG de l’Office du Niger a suscité un vif intérêt auprès des membres de la Commission Développement Rural.

Les conseillers ont unanimement salué la qualité de la présentation, qualifiée de « brillante », tout en estimant que le choix porté par les autorités de la Transition sur le Dr Samba Bocary TOUNKARA pour diriger l’Office du Niger était loin d’être fortuit.

Au cours des échanges, plusieurs intervenants ont mis en avant l’expérience professionnelle du dirigeant ainsi que son vaste réseau de partenaires, considérés comme des atouts importants pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de cette ambitieuse vision.

Les débats ont permis d’aborder plusieurs préoccupations majeures liées au développement agricole. Les conseillers ont notamment interrogé le PDG sur la gestion des ressources en eau, la disponibilité des engrais, les questions sécuritaires, le coût du riz sur les marchés, les aménagements hydroagricoles, la production, la conservation et la transformation des récoltes.

Le renforcement des capacités du personnel d’encadrement a également figuré parmi les sujets évoqués.

En réponse, le Dr TOUNKARA a assuré que l’Office du Niger dispose d’atouts considérables pour relever ces défis. Il a notamment rappelé l’immense potentiel foncier de la zone, estimé à 2 455 500 hectares, dont plus de 1,9 million d’hectares aménageables et près de 1,45 million d’hectares irrigables par gravité.

Selon lui, la principale difficulté réside désormais dans la mobilisation des investissements nécessaires pour valoriser pleinement ce potentiel exceptionnel.

Conscient des enjeux stratégiques que représente l’Office du Niger pour l’économie nationale et la souveraineté alimentaire du pays, le PDG a sollicité l’accompagnement du Conseil National de Transition afin de soutenir le plan d’action élaboré pour le renouveau de l’institution.

Cette demande a reçu un écho favorable auprès des membres de la Commission Développement Rural. À l’issue de la rencontre, le Président de la Commission a réaffirmé le soutien du CNT à cette vision de transformation.

« Convaincus que vous avez des propositions concrètes pour le renouveau de l’Office du Niger, nous allons vous accompagner et faire le lobbying nécessaire pour vous », a-t-il déclaré.

Une prise de position qui témoigne de la volonté des autorités de la Transition de redonner à l’Office du Niger son rôle de locomotive du développement agricole national et de pilier de la souveraineté alimentaire du Mali.


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