TRANSPARENCE DANS LA GOUVERNANCE LOCALE : La commune V dévoile aux citoyens les résultats de sa gestion au second semestre 2025

Dans un souci de transparence et de redevabilité envers les citoyens, le maire de la commune V du district de Bamako a animé ce samedi un déjeuner de presse consacré à la restitution publique des activités menées du 1ᵉʳ juillet au 31 décembre 2025. Une rencontre qui a permis à Amadou Ouattara et son équipe de présenter les réalisations enregistrées, les défis rencontrés ainsi que les perspectives envisagées pour améliorer la gouvernance locale.

 Devant les représentants des médias, le maire Amadou Ouattara de la commune V a rappelé que la restitution publique des activités s’inscrit dans le cadre des obligations légales imposées aux collectivités territoriales, notamment l’obligation de rendre compte de la gestion publique aux citoyens. Selon lui, cette démarche vise à renforcer la participation citoyenne et à instaurer une culture de transparence dans la gestion des affaires communales. Au cours du semestre concerné (du 1ᵉʳ juillet au 31 décembre 2025), la commune V du district de Bamako a maintenu un climat social relativement stable malgré un environnement national marqué par des défis sécuritaires et socio-économiques.

« Aucun fait majeur susceptible d’affecter la stabilité de la commune n’a été enregistré durant cette période », a indiqué M. Ouattara. L’administration communale a poursuivi la prise en charge des nombreuses sollicitations sociales, communautaires et associatives grâce à la collaboration entre les organes élus, les services techniques communaux, les services déconcentrés de l’État ainsi que les partenaires techniques et financiers. Le Conseil communal a tenu trois sessions, dont deux ordinaires et une extraordinaire. Ces rencontres ont permis notamment l’adoption des taxes et de faire le point des redevances communales pour l’exercice 2026, l’approbation du plan de passation des marchés publics, la signature d’accords de partenariat dans le domaine éducatif ainsi que l’examen du budget communal.

Sur le plan financier, le rapport présenté fait état d’une prévision budgétaire globale de 9,62 milliards de FCFA pour le second semestre 2025. À la date du 31 décembre 2025, les recettes effectivement mobilisées s’élevaient à plus de 4,39 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 46 %. Les principales ressources proviennent des transferts de l’État, notamment pour le paiement des salaires des enseignants, qui représentent à eux seuls plus de 3,45 milliards de FCFA. Les ressources propres de la commune ont atteint plus de 633 millions de FCFA. Parmi les recettes les plus performantes figurent la taxe sur les marchés et foires, les recettes administratives, les dotations aux cantines scolaires ainsi que les produits liés aux services communaux.

La légalisation des signatures a particulièrement enregistré un taux de réalisation exceptionnel dépassant largement les prévisions initiales. Au cours de la période concernée, plusieurs actions ont été financées par la commune dans des secteurs essentiels. Dans le domaine de l’éducation, l’équipe municipale a consacré des ressources importantes à l’alimentation des cantines scolaires, à la réparation des manuels scolaires ainsi qu’à la réhabilitation des infrastructures éducatives affectées par les inondations, notamment dans certaines écoles de Badalabougou et de Baco-Djicoroni.

Le secteur culturel n’a pas été en reste avec le financement des phases communale et régionale de la Biennale artistique et culturelle, ainsi qu’un appui aux préparatifs de la phase nationale organisée à Tombouctou. La commune a également soutenu plusieurs initiatives dans les domaines de la sécurité routière, du sport, de la gestion électorale et de la coopération intercommunale. Sur le plan des infrastructures, les travaux d’aménagement de la piste d’accès à la station de déchargement des déchets liquides située dans la zone aéroportuaire ont bénéficié d’un financement important. L’aménagement du rond-point Sogolon à Kalaban-Coura figure également parmi les investissements réalisés. La mairie a poursuivi ses investissements dans l’amélioration des conditions de travail des agents et de l’accueil des usagers.

Des dépenses importantes ont été consacrées aux équipements informatiques, à l’entretien des locaux administratifs, à la communication institutionnelle ainsi qu’à la fourniture de matériels de travail. Par ailleurs, la prise en charge du personnel communal et enseignant demeure l’un des principaux postes budgétaires avec plusieurs milliards de FCFA consacrés aux salaires, indemnités et avantages sociaux. Malgré les résultats obtenus, plusieurs difficultés continuent de freiner l’action de la collectivité.

Sur le plan financier, les autorités communales déplorent la faiblesse de la mobilisation des ressources propres, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), ainsi que l’absence d’un système sécurisé de recouvrement des recettes. Les questions foncières demeurent également une préoccupation majeure. Les opérations de recasement des populations déguerpies, les litiges fonciers à Kabala-Est et les procédures de réhabilitation de certains quartiers connaissent encore des lenteurs administratives. À cela s’ajoutent les défis liés à l’assainissement, notamment la gestion des déchets solides et liquides, la non-fonctionnalité de certains dépôts de transit et les difficultés liées aux eaux usées.

Pour les mois à venir, la mairie entend renforcer la mobilisation des recettes locales grâce à la digitalisation du système de recouvrement des taxes et redevances. Elle envisage également la création de nouveaux équipements marchands afin d’accroître ses ressources fiscales. Les autorités communales prévoient en outre de poursuivre les opérations de recasement des populations concernées, d’achever plusieurs projets d’infrastructures, de mettre en place un cadre permanent de concertation sur l’amélioration du cadre de vie et de renforcer l’organisation administrative de la mairie à travers la création de nouveaux services spécialisés.

À travers cette restitution publique, le maire de la commune V (41 km² et une population estimée à plus de 584 000 habitants vivant dans neuf quartiers administratifs, notamment Badalabougou, Kalaban-Coura, Sabalibougou, Baco-Djicoroni et Daoudabougou) confirme sa volonté de promouvoir une gouvernance de proximité fondée sur la transparence, la participation citoyenne et la recherche permanente de solutions aux préoccupations des populations.


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