Le Mali a participé la semaine dernière à une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies sur la sécurité routière mondiale (20-21 juillet 2026) au siège de l’ONU à New York, aux États-Unis. La délégation malienne était conduite par le ministre des Transports et des Infrastructures. Mme Dembélé Madina Sissoko. Elle comprenait, entre autres, le Directeur général des Transports et celui de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), respectivement MM. Mamadou Thierno Sow et Ousmane Bah Maïga.
La semaine dernière, le Mali a participé à une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies sur la sécurité routière mondiale au siège de l’ONU à New York, aux États-Unis. Une rencontre mondiale qui vise à accélérer les Objectifs de développement durable (ODD) pour réduire de moitié les décès et blessures dus aux accidents de la route d’ici 2030. Le 21 juillet 2026, Mme Dembélé Madina Sissoko (ministre des Transports et des Infrastructures, cheffe de la délégation malienne) a animé un panel de haut niveau sur l’amélioration de la sécurité routière mondiale. C’était en présence de son homologue du Bangladesh.
Revenant sur la participation malienne, le Directeur général des Transports (DGT) a souligné que « cette rencontre de portée mondiale offre une occasion privilégiée d’échanger sur les meilleures pratiques et de renforcer l’engagement collectif en faveur d’une mobilité plus sûre ». Aujourd’hui, a déclaré Mamadou Thierno Sow, « la sécurité routière est reconnue comme un investissement stratégique et non comme une simple dépense publique. Chaque accident évité, c’est une vie sauvée, un handicap prévenu, une famille préservée et des pertes économiques évitées ».
À l’inverse, a-t-il rappelé, « les accidents de la circulation représentent un lourd fardeau pour les États : coûts de santé, pertes de productivité, dommages matériels, contentieux et profondes conséquences sociales pour les familles ». Et selon le Directeur général des Transports, « l’expérience internationale démontre que les progrès les plus durables sont réalisés par les pays qui ont su garantir un financement stable, prévisible et pérenne, tout en renforçant les capacités des institutions et de l’ensemble des acteurs impliqués ».
« La sécurité routière n’est ni l’affaire exclusive de l’État, ni celle des seuls usagers de la route. Elle est une responsabilité collective, qui exige une gouvernance concertée, des ressources durables et l’engagement constant de tous. Et cela d’autant plus que chaque acteur a un rôle à jouer, chaque vie sauvée est une victoire », a conclu Mamadou Thierno Sow. « La pandémie silencieuse » de l’insécurité routière tue 1,2 million de personnes chaque année. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), « elle est la première cause de décès chez les enfants et les jeunes de 5 ans à 29 ans ». Mise devant ces statistiques, l’Assemblée générale a adopté (162 voix pour, une voix contre, notamment celle des États-Unis, et aucune abstention) le 20 juillet dernier la « Déclaration de la réunion de haut niveau sur l’amélioration de la sécurité routière dans le monde sur les progrès réalisés ».
La Déclaration met l’accent sur la protection des usagers de la route les plus vulnérables, notamment les piétons, les cyclistes, les utilisateurs de deux ou trois roues motorisés, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. Elle invite également à renforcer les systèmes nationaux de collecte et d’analyse des données. Le nouveau texte, selon des observateurs, marque une évolution notable par rapport à la déclaration politique adoptée lors de la première réunion de haut niveau tenue en 2022. Parmi ces avancées figurent notamment l’engagement de mettre en place des organismes nationaux dotés d’une obligation de rendre compte, l’institutionnalisation des audits indépendants de sécurité routière pour les projets d’infrastructure, ainsi qu’une attention accrue au financement durable et à la responsabilité des acteurs publics et privés.
Le texte accorde une place plus importante à la gestion de la vitesse fondée sur les limites de tolérance humaine aux traumatismes, à l’intégration systématique de la sécurité routière dans les politiques de développement durable, ainsi qu’au rôle des entreprises de transport, de logistique et de mobilité dans la prévention des risques routiers.
Naby
En savoir plus sur FASSO ACTU
Subscribe to get the latest posts sent to your email.