Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a effectué lundi dernier (24 août 2026) une visite de travail de 24h en République algérienne démocratique et populaire. Il a ainsi répondu à une invitation de son homologue algérien, M. Sifi Ghrieb, qui l’a accueilli à son arrivée à Alger. Cette visite vient ainsi consolider le réchauffement diplomatique amorcé en juillet dernier après de longs mois de tensions entre les deux pays.
Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, vient d’effectuer (le lundi 24 août 2026) une visite de travail de 24h en République algérienne démocratique et populaire. Porteur d’un message du président de la Transition, Général d’armée Assimi Goïta, le PM a été reçu par le président de la République Algérienne, Populaire et Démocratique, M. Abdelmadjid Tebboune. Une séance de travail a réuni Maliens et Algériens autour des deux chefs de gouvernement.
Cette visite intervient à la suite des mesures de rapprochement annoncées en juillet dernier par les deux pays, notamment le retour des ambassadeurs respectifs à Bamako et à Alger, ainsi que la réouverture des espaces aériens aux aéronefs en provenance ou à destination de chacun des deux États. Le déplacement du PM, selon la Primature, s’inscrit dans « une dynamique de consolidation des relations bilatérales entre le Mali et l’Algérie, deux pays liés par l’histoire, la géographie, des intérêts communs et une longue tradition de coopération ». Elle témoigne de la « volonté partagée de renforcer un dialogue direct, régulier et constructif, fondé sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la non-ingérence, ainsi que la préservation des intérêts de chaque État ».
Est donc révolu le temps des échanges de discours va-t-en-guerre qui suscitaient plus de gêne que d’admiration au sein des deux peuples. Aujourd’hui, la realpolitik (« politique réaliste ») est en train d’imposer son agenda dans un contexte géopolitique marqué par l’interdépendance face aux enjeux économiques et surtout aux menaces sécuritaires communes à toute la bande sahélo-saharienne. Ce réchauffement souhaité des deux côtés de nos frontières découle d’une prise de conscience des autorités par rapport aux défis économiques et aux enjeux sécuritaires, géostratégiques. « Le Mali et l’Algérie sont condamnés à cheminer ensemble, condamnés à œuvrer dans le sens de la prospérité pour les deux peuples », a d’ailleurs souligné le Premier ministre Abdoulaye Maïga à l’issue de son audience avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune…
La raison a-t-elle enfin pris le pas sur la passion dans les cœurs des autorités maliennes et algériennes ? Assurément oui. Car diriger un Etat exige des décideurs le pragmatisme (agir selon la situation concrète du moment), de faire passer ce qui est bon pour le pays avant tout le reste. Cette realpolitik leur impose aussi de travailler ou négocier avec des adversaires politiques ou des régimes rivaux si cela est utile, même si l’on n’est pas d’accord avec leurs valeurs.
Comme l’a si bien analysé Dr Ahmadou Touré (expert) dans les colonnes de « L’Essor » (quotidien national), « le Mali et l’Algérie ont choisi le dialogue direct plutôt que l’escalade » ! Et c’est de bonne guerre face aux défis communs !
Hamady Tamba
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