Le ministre des Mines, Pr. Amadou Keïta, a rencontré, le 15 septembre 2026 à Ouagadougou, des membres de la communauté malienne établie au Burkina Faso. La rencontre, tenue à la salle des fêtes de l’ambassade du Mali, a permis d’échanger sur la situation du pays et les principales réformes engagées dans le secteur minier.

Présent à Ouagadougou dans le cadre de la première Semaine de l’énergie, des Mines et des Hydrocarbures de l’AES, couplée à la 8ᵉ Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest, le ministre a expliqué aux compatriotes les évolutions en cours dans son département.
Abordant la situation nationale, Pr. Amadou Keïta a indiqué que le Mali fait face à « des défis énormes », tout en soulignant la poursuite des réformes engagées dans plusieurs secteurs. Dans le domaine minier, il a notamment évoqué l’adoption d’un nouveau Code minier et les résultats de l’audit ayant conduit à la révision de certains déséquilibres dans le secteur.
Selon le ministre, la renégociation d’anciennes conventions minières a permis de mobiliser plus de 600 milliards de francs CFA au profit du Trésor public. Il a également annoncé que la participation publique et nationale peut désormais atteindre 35 % dans les nouveaux projets, contre un maximum de 20 % auparavant.
Autre avancée présentée : la numérisation du cadastre minier, qui a permis de centraliser et de sécuriser 631 titres miniers. Le Fonds minier de développement local a également été réorganisé afin de contribuer au financement des plans communaux et à d’autres priorités nationales.
Les échanges ont porté sur plusieurs préoccupations, notamment les effets environnementaux de certains produits utilisés dans l’exploitation aurifère, les perspectives pétrolières, l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et le suivi de l’utilisation du Fonds minier destiné aux communes.
Sur le cyanure, le ministre a annoncé que des actions sont en cours pour atténuer ses effets. Concernant le pétrole, il a expliqué que le contexte sécuritaire constitue une contrainte pour certaines opérations d’exploration.
Pour l’emploi des jeunes, il a évoqué la mise en place d’un système de mentorat, de programmes de stages et d’une bourse présidentielle dédiée au secteur minier. Quant au Fonds minier de développement local, une unité de pilotage aux niveaux national, régional et communal est chargée d’en assurer le suivi.
La rencontre a été saluée par l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, qui a souligné son importance comme cadre de dialogue, d’information et d’écoute entre les autorités et la communauté malienne.
Sory Diakité
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