SOPAM Énergie contre l’État malien : le dossier de la centrale de Sirakoro devant le CIRDI

Le différend autour du transfert de la centrale thermique de Sirakoro est désormais porté devant le CIRDI. La procédure, enregistrée le 6 octobre 2026, oppose la société SOPAM Énergie SA à la République du Mali.

Le contentieux entre SOPAM Énergie SA et l’État malien franchit une nouvelle étape. Selon la fiche officielle du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), une demande d’arbitrage concernant le transfert de la centrale thermique de Sirakoro a été enregistrée le 6 octobre 2026. Le dossier est référencé ARB/26/39 et demeure en instance.

Implantée au Mali, SOPAM Énergie SA est liée à l’exploitation de la centrale thermique de Sirakoro, dans le cadre d’une convention de concession conclue avec l’État malien. Un arrêté ministériel publié en 2012 encadrait notamment le contrôle de cette concession, destinée à la construction et à l’exploitation de l’infrastructure.

Le différend porte sur le transfert de la centrale à Énergie du Mali (EDM-SA). Selon Africa Intelligence, SOPAM Énergie réclamait déjà, en novembre 2019, le règlement financier de la reprise de l’installation par l’entreprise publique, intervenue en 2016.

Cette procédure remet au premier plan les questions liées aux engagements contractuels de l’État, aux conditions de transfert des infrastructures énergétiques et au règlement des différends avec les opérateurs privés.

Pour le Mali, l’enjeu est notamment de défendre sa position dans un litige susceptible d’avoir des conséquences financières, selon les demandes formulées et l’issue de l’arbitrage. Le dossier concerne également la gestion d’une infrastructure de production électrique et les relations entre les pouvoirs publics et les investisseurs privés dans un secteur stratégique.

Le CIRDI, institution du Groupe de la Banque mondiale, est chargé de faciliter le règlement des différends relatifs aux investissements. Son intervention ne signifie toutefois pas que les arguments de SOPAM Énergie ont été reconnus comme fondés.

À ce stade, la fiche officielle ne précise ni le montant d’une éventuelle réclamation ni les demandes détaillées des parties. Aucune décision sur le fond n’y est publiée.

L’issue de cette procédure devra donc être suivie avec attention, tant pour ses implications financières éventuelles que pour les enseignements qu’elle pourrait apporter sur la gestion des contrats dans le secteur énergétique malien.

Sory Diakité


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