Maroc: Le pays bien positionné pour devenir un hub mondial de production de véhicules électriques

Le Maroc est idéalement positionné pour s’imposer comme un hub mondial majeur de production de véhicules électriques, écrit lundi la publication américaine « The Conversation ».

Dans un article d’analyse, le média souligne que la transformation du Royaume en une véritable puissance de l’automobile électrique et son positionnement idéal pour devenir un hub international majeur ne relèvent pas du hasard, mais de la convergence d’atouts géographiques, géopolitiques et de ressources naturelles uniques.

« Le Royaume abrite à Tanger le plus grand port en eau profonde d’Afrique et de la Méditerranée. (…) Ce complexe est directement connecté à des zones industrielles d’envergure parrainées par l’État, spécifiquement conçues pour les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs », note la publication.

Le média s’attarde également sur la position du Royaume en tant que « carrefour de libre-échange unique ». Le Maroc dispose d’accords de libre-échange hautement stratégiques avec l’Union européenne et est le seul pays d’Afrique du Nord à être lié par un accord de libre-échange avec les États-Unis d’Amérique, offrant un accès privilégié aux deux plus grands marchés occidentaux.

D’autre part, « The Conversation » précise que le Royaume détient environ 70 % des réserves mondiales de phosphate, essentiel pour les technologies de batteries LFP (Lithium Iron Phosphate), ainsi que d’abondantes réserves de cobalt.

La publication rappelle que l’automobile est déjà son premier secteur exportateur. « En 2024, le pôle industriel marocain – structuré autour de géants comme Renault et Stellantis – a exporté pour 17 milliards de dollars de véhicules et de pièces détachées », précise-t-on.

Cette transformation est le fruit d’une stratégie de long terme menée par le gouvernement marocain depuis deux décennies à travers la création de « zones franches » (comme la Tanger Automotive City), rappelle le média.

De plus, le Maroc vient d’introduire une taxe carbone pour garantir que ses exportations restent totalement conformes aux exigences environnementales strictes de l’Union européenne, conclut « The Conversation ».

Source : Libération


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