Le Togo et les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger, travaillent à l’harmonisation de leurs procédures douanières afin de faciliter les échanges commerciaux et de fluidifier le transit des marchandises. Les responsables des administrations douanières des quatre pays se réunissent jeudi et vendredi à Ouagadougou pour avancer sur ce projet de coopération régionale.
Les travaux portent sur la mise en place d’un espace douanier confédéral reposant sur un régime tarifaire préférentiel commun. Trois principaux chantiers sont au programme : la finalisation du projet de décision instituant ce régime, l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers et l’adoption d’une réglementation commune. L’harmonisation envisagée vise à simplifier les procédures entre les administrations douanières et à améliorer la circulation des marchandises entre le Togo et les pays sahéliens. L’interconnexion des systèmes informatiques doit notamment permettre un meilleur suivi des marchandises, une coordination plus efficace entre les services douaniers et un renforcement de la lutte contre la fraude dans les opérations de transit. Elle doit également contribuer à sécuriser les recettes publiques. Pour le Togo, cette démarche représente une occasion de consolider la coopération économique avec ses partenaires sahéliens et de rendre les opérations de transit plus fluides. Le port de Lomé occupe une place stratégique dans l’approvisionnement des pays enclavés du Sahel. Une meilleure coordination douanière pourrait faciliter l’acheminement des marchandises vers le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tout en renforçant les échanges commerciaux avec le Togo. Cette initiative intervient dans un contexte de recomposition des relations régionales. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tout en demeurant membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’objectif affiché est de renforcer la coopération douanière et commerciale entre les quatre pays, malgré les évolutions institutionnelles dans la région. La concrétisation du projet dépendra notamment de la finalisation et de l’adoption des textes communs, ainsi que de la mise en œuvre effective de l’interconnexion des systèmes informatiques. Ces avancées pourraient contribuer à rendre les échanges plus prévisibles et à améliorer les conditions de transit des marchandises entre le golfe de Guinée et les pays sahéliens.
Sory Diakité
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