Hydrocarbures : Bamako maintient la cadence d’approvisionnement et durcit le ton contre le marché noir

La pression reste forte sur le secteur des hydrocarbures, mais les autorités affichent une ligne claire : tenir l’approvisionnement tout en serrant la vis face aux dérives. Ce jeudi 9 avril 2026, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé la 19ᵉ réunion de concertation avec les acteurs du secteur.

Ce rendez-vous, désormais régulier, sert de baromètre. Autour de la table : opérateurs, services techniques, administration. Objectif, faire le point sans détour sur la disponibilité du carburant, les blocages logistiques, et surtout éviter toute rupture dans la desserte du pays.

Sur la semaine du 30 mars au 5 avril, les chiffres donnent une indication concrète du rythme : 640 citernes réceptionnées, pour un volume global de 29 millions de litres. Un niveau jugé soutenu dans un contexte où chaque livraison compte. Pour les jours en cours, la machine continue de tourner avec 522 citernes en cours de dispatching à travers le territoire.

Le regard s’est aussi porté sur le mois de mars. Au total, 116 millions de litres de carburant ont été importés. Une masse qui traduit l’effort cumulé des opérateurs pour alimenter un marché sous tension, marqué par des contraintes logistiques persistantes.

Mais au-delà des volumes, c’est le ton du ministre qui a retenu l’attention. S’il a salué l’engagement des acteurs économiques, il n’a pas éludé les dérives observées sur le terrain. Certains profiteraient de la situation pour alimenter des circuits parallèles, au détriment des consommateurs.

Face à cela, Moussa Alassane Diallo a été explicite : tolérance zéro. Les services compétents sont instruits de faire appliquer strictement la réglementation, avec des sanctions à la clé pour les contrevenants. Une manière de rappeler que la stabilité du marché passe aussi par la discipline des acteurs.

En toile de fond, un équilibre fragile à maintenir. Assurer l’approvisionnement, contenir les pratiques illicites, et éviter toute flambée incontrôlée. Pour les autorités, la solution reste collective : renforcer la coordination entre tous les intervenants pour sécuriser durablement le marché et protéger les usagers.


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