ABDOUL KARIM TRAORÉ, REPRÉSENTANT DU CHEF DE VILLAGE DE MOLOBALA : « Nous demandons au ministre de la Justice de mener une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire » !

Les représentants du chef de village de Molobala, situé dans la commune rurale de Dialakoroba, ont fait face à la presse le jeudi 2 avril dernier, dans un hôtel de la place, pour dénoncer une situation conflictuelle opposant leur village à Karassana, localité relevant de la commune rurale de Ouélessebougou.

Au cours de cette rencontre avec les médias, ils ont appelé les autorités à faire toute la lumière sur cette affaire.

Au cœur de cette crise : un conflit foncier opposant le village de Molobala, dans la commune rurale de Dialakoroba, à celui de Karassana, situé dans la commune rurale de Ouélessebougou.

Selon Abdoul Karim Traoré, l’un des représentants du chef de village de Molobala, ce différend entre les deux villages trouve son origine dans plusieurs facteurs, tous liés à une décision de justice.

« Le 28 octobre 2025, Karim Doumbia, ressortissant du village de Molobala, et Bourama Samaké, représentant le géomètre Amadou Samaké dans la commune de Dialakoroba, ont été attaqués par plus d’une dizaine de personnes du village de Karassana, au moment où ils voulaient montrer une parcelle appartenant à Molobala. Cette propriété a pourtant été confirmée par la Cour suprême du Mali, suivant l’arrêt n°157 du 06 février 2024, ainsi que par un certificat de non-recours en date du 23 mai 2024.

Cependant, cet arrêt se heurte à des difficultés d’exécution. Toute personne qui met les pieds sur la zone litigieuse est systématiquement attaquée, y compris les forces de l’ordre, qui ont été chassées du terrain lors d’une tentative d’exécution ordonnée par le parquet de Ouélessebougou, il y a moins de deux mois », a-t-il expliqué.

Karim Doumbia, l’une des victimes, juge le comportement des jeunes de Karassana inacceptable, estimant qu’il risque de porter atteinte au climat de bon voisinage qui existe entre les deux villages depuis des années.

« Nous sollicitons une intervention urgente des autorités, en particulier du ministre de la Justice, afin d’identifier et de dissoudre ce groupe abusivement qualifié d’auto-défense foncière, appelé “Union”. Aucun de ses membres n’est reconnu traditionnellement comme propriétaire terrien », a-t-il insisté.

Il a également dénoncé l’impunité dont bénéficieraient les membres de ce groupe.

« Lors de la crise du carburant, l’un des responsables influents de ce groupe s’est rendu dans une station-service à Ouélessebougou. Suite à sa dénonciation à la gendarmerie, il a été arrêté, puis libéré avant son jugement, et finalement déclaré non coupable lors de l’audience du mardi 14 janvier 2026. Pendant ce temps, la moto de l’une des victimes reste toujours en leur possession », a-t-il précisé.

Face à cette situation, les représentants du chef de village de Molobala appellent les autorités, en particulier le ministre de la Justice, à diligenter une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Mahamadou Traoré


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