Séminaire santé en Chine : l’expérience chinoise au service des systèmes sanitaires africains

La deuxième journée du séminaire sur la santé médicale destiné aux pays africains francophones, organisé du 4 au 17 juin 2026 dans la ville de Taiyuan, capitale de la province du Shanxi, a été marquée par des échanges enrichissants autour du modèle chinois de gouvernance et de gestion des urgences sanitaires.

Les travaux ont débuté par une présentation générale de la Chine conduite par Yao Yangu, Chef du Bureau des Affaires étrangères du gouvernement populaire provincial du Shanxi. Devant les participants venus de plusieurs pays africains, il a mis en lumière les fondements du développement chinois, reposant notamment sur la stabilité sociale, le travail et l’ouverture à la coopération internationale.

Selon lui, la Chine, forte de ses 1,4 milliard d’habitants, a su bâtir sa prospérité en favorisant la cohésion entre ses différentes communautés ethniques. La ville de Taiyuan illustre cette dynamique de coexistence harmonieuse, caractérisée par l’absence de discrimination et le respect de la diversité culturelle.

L’après-midi a été consacrée à une conférence sur le système chinois de réponse aux urgences sanitaires, animée par Zhao Qingsong, Médecin-chef au Bureau d’intervention d’urgence du Centre provincial de contrôle et de prévention des maladies du Shanxi.

Le conférencier est revenu sur les enseignements tirés de plusieurs crises majeures, notamment l’épidémie d’Ebola, la pandémie de Covid-19 ainsi que le séisme dévastateur de 2008. Ces événements ont révélé certaines insuffisances, notamment l’absence d’une coordination centralisée, la faible implication du public et des lacunes en matière de prévention.

Face à ces défis, la Chine a entrepris une profonde réforme de son système de gestion des crises sanitaires. Cette stratégie repose désormais sur quatre piliers essentiels : la prévention, la préparation, la réponse et la restauration. Elle s’appuie également sur un plan national d’urgence, un cadre juridique renforcé et des mécanismes de coordination harmonisés.

Cette expérience suscite un intérêt particulier auprès des participants africains, confrontés eux aussi à des défis sanitaires et humanitaires croissants.

Le Mali figure parmi les pays engagés dans le renforcement de leur système de santé. Les récentes inondations de 2024, les conséquences de la crise énergétique ainsi que la prise en charge des victimes liées au contexte sécuritaire ont démontré l’importance d’un dispositif efficace de gestion des urgences.

Sous l’impulsion du ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo TOURÉ, les États Généraux de la Santé ont permis de jeter les bases d’un système de référence reconnu tant au niveau national qu’international. L’élection récente de la ministre à la présidence de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique constitue une illustration de cette reconnaissance.

Au terme de cette deuxième journée, les participants ont retenu une leçon essentielle : la performance d’un système de santé ne se mesure pas uniquement à ses infrastructures ou à ses équipements, mais surtout à sa capacité à anticiper, gérer et surmonter les crises sanitaires.


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