La ville de Saint-Louis, au Sénégal, a accueilli du 2 au 4 juin 2026 un atelier régional consacré à la réingénierie agroécologique des périmètres irrigués collectifs. Organisée conjointement par le Comité Scientifique et Technique Eau Agricole (COSTEA) et la Société d’Aménagement et d’Exploitation des terres du Delta du fleuve Sénégal (SAED), cette rencontre a réuni des acteurs majeurs de l’irrigation venus du Sénégal, du Mali, de la Mauritanie et du Tchad.
L’objectif de cette rencontre était d’explorer les voies d’une transformation durable des systèmes irrigués afin de mieux répondre aux défis de la souveraineté alimentaire, de la gestion durable des ressources en eau et de l’adaptation aux changements climatiques.
Le Mali y a pris une part active à travers l’Office du Niger, représenté par le Chef du Service Aménagement, Souleymane Mounkoro. Au cours des échanges, celui-ci a souligné l’importance pour les gestionnaires de grands périmètres irrigués d’adapter leurs méthodes de conception, de réhabilitation et de gestion aux exigences de la transition agroécologique, tout en préservant la performance des infrastructures et la sécurité alimentaire des populations.
Les travaux ont permis aux participants, composés de chercheurs, universitaires, experts en gestion de l’eau et responsables d’aménagements hydroagricoles, de réfléchir aux mécanismes susceptibles de rendre les systèmes irrigués plus résilients, plus flexibles et davantage compatibles avec les principes de l’agroécologie.
Deux axes stratégiques ont particulièrement retenu l’attention des participants. Le premier concernait l’adaptation des infrastructures hydrauliques afin qu’elles répondent aux nouvelles exigences environnementales et productives. Le second portait sur la gouvernance des périmètres irrigués, notamment les modalités d’allocation de l’eau, les arrangements institutionnels et les mécanismes organisationnels favorisant une gestion plus efficace et inclusive des ressources hydriques.
Les experts ont relevé que les grands périmètres irrigués collectifs, longtemps conçus selon des modèles techniques rigides, doivent désormais évoluer pour offrir davantage de souplesse aux producteurs. Cette évolution apparaît essentielle pour encourager la diversification des cultures, optimiser l’utilisation de l’eau et renforcer la capacité des exploitations agricoles à faire face aux aléas climatiques.
À travers sa participation à cet atelier régional, l’Office du Niger réaffirme son engagement en faveur d’une agriculture irriguée plus durable et plus performante. Les conclusions de cette rencontre ouvrent de nouvelles perspectives pour accompagner la transition agroécologique des systèmes irrigués en Afrique de l’Ouest et contribuer durablement à la sécurité alimentaire des populations.
En savoir plus sur FASSO ACTU
Subscribe to get the latest posts sent to your email.