Le Mali renforce son engagement dans la lutte contre l’extrémisme violent à travers la promotion du dialogue, de la cohésion sociale et de la résilience communautaire. C’est dans cette dynamique que s’est ouvert, ce lundi au Centre international de conférences de Bamako (CICB), un atelier international et intergénérationnel d’échanges sur la prévention de l’extrémisme violent, placé sous la présidence du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, le Dr Mahamadou Koné.
Organisée dans le cadre de la mise en œuvre du Programme PROSMED, cette rencontre est financée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et portée par le Secrétariat permanent de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Elle réunit des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des leaders religieux et traditionnels, ainsi que des jeunes et des femmes, autour d’un objectif commun : renforcer les stratégies de prévention face aux menaces liées à l’extrémisme violent.
Dans son intervention, le Secrétaire permanent, M. Djoubeirou Diallo, a rappelé que cet atelier se veut un espace privilégié de concertation, de partage d’expériences et de réflexion collective. Il a souligné l’importance de développer des approches inclusives capables de renforcer la résilience des communautés face aux discours de radicalisation et aux facteurs favorisant l’extrémisme.
Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le ministre Dr Mahamadou Koné a salué l’appui constant du PNUD et de l’ensemble des partenaires engagés dans la mise en œuvre des politiques nationales de prévention. Il a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les différents acteurs, estimant que la lutte contre l’extrémisme violent ne saurait être uniquement sécuritaire, mais doit également s’appuyer sur le dialogue, l’éducation, la sensibilisation et la participation active des populations.
Le ministre a particulièrement mis en avant le rôle déterminant des leaders religieux et coutumiers, des jeunes et des femmes dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale. Selon lui, leur implication demeure essentielle pour promouvoir les valeurs du vivre-ensemble, prévenir les discours de haine et favoriser une culture de tolérance au sein des communautés.
En déclarant officiellement ouverts les travaux, le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a exprimé le souhait que les échanges débouchent sur des recommandations concrètes et des actions durables, capables de renforcer les mécanismes nationaux de prévention de l’extrémisme violent et de contribuer à la stabilité, à la paix et au développement du Mali.
Sory Diakité
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