Le journaliste Chahana Takiou, directeur de publication du journal 22 Septembre, a comparu ce lundi devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité dans le cadre de l’examen de sa demande de mise en liberté provisoire introduite pour des raisons de santé.
Au cours de l’audience, la défense a plaidé en faveur de la remise en liberté de son client, faisant valoir la nécessité pour celui-ci de poursuivre son suivi médical à l’étranger. Selon ses avocats, Chahana Takiou est attendu à Rabat, au Maroc, le 10 juillet prochain pour un contrôle médical, consécutif à une intervention chirurgicale qu’il a subie en 2023.
Les conseils du journaliste ont également donné des garanties quant au respect de la procédure judiciaire, affirmant que leur client se présenterait à l’audience de fond prévue le 27 juillet 2026.
Interrogé par le procureur Coulibaly au cours des débats, Chahana Takiou a déclaré qu’il ne reproduirait pas les faits qui ont conduit à son placement en détention, une déclaration présentée par la défense comme un engagement à se conformer aux exigences de la justice.
De leur côté, le ministère public ainsi que le représentant du contentieux de l’État se sont opposés à la demande de mise en liberté provisoire. Ils ont estimé que les arguments avancés par la défense ne constituaient pas des motifs suffisants pour justifier une remise en liberté à ce stade de la procédure.
À l’issue des échanges, le tribunal a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision sur la demande de mise en liberté provisoire est attendue le 6 juillet 2026, tandis que l’audience consacrée à l’examen du fond du dossier demeure fixée au 27 juillet 2026.
Cette décision sera suivie avec attention par les acteurs du monde judiciaire et de la presse, dans une affaire qui continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique.
Sory Diakité
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