Le djihadisme et l’extrémisme violent figurent parmi les formes les plus abjectes de barbarie de notre époque. Partout où ils s’installent, ils laissent derrière eux un sillage de sang, de larmes et de désolation. Leurs victimes sont des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, dont le seul tort est souvent d’avoir voulu vivre libres, en paix et dans la dignité.
Ces groupes armés prétendent agir au nom d’une cause supérieure, mais leurs actes les trahissent. Ils massacrent des innocents, incendient des villages, enlèvent des enfants, terrorisent des populations entières et sèment la peur comme unique mode de gouvernance. Là où ils passent, les écoles ferment, les centres de santé sont abandonnés, les familles sont dispersées et l’espoir recule. Leur projet n’est pas celui de la foi, mais celui de la domination par la violence. Leur langage n’est pas celui du dialogue, mais celui des armes. Leur héritage n’est pas celui de la civilisation, mais celui de la destruction. Ils transforment des terres de vie en terres de deuil et des communautés prospères en sociétés traumatisées.
Face à cette cruauté, le silence serait une complicité. Il appartient à chaque citoyen, à chaque responsable et à chaque institution de dénoncer sans relâche cette idéologie mortifère qui nourrit la haine, divise les peuples et piétine les valeurs les plus élémentaires de l’humanité. Aucune religion authentique, aucune morale digne de ce nom, aucun idéal politique ne peut justifier l’assassinat d’innocents ou la terreur imposée à des populations sans défense. Ceux qui commettent de tels crimes doivent être jugés pour ce qu’ils sont : des ennemis de la paix, de la liberté et de la dignité humaine.
Notre réponse doit être la fermeté, mais aussi la défense inlassable des valeurs qui nous unissent : la justice, la solidarité, l’éducation, le respect de la vie et la coexistence pacifique. Car, si les extrémistes cherchent à imposer la peur, notre devoir est de faire triompher l’espérance ; s’ils cherchent à diviser, notre mission est de rassembler ; s’ils glorifient la mort, nous devons défendre la vie.
C’est en restant fidèles à ces principes que nous vaincrons durablement l’extrémisme violent et que nous construirons des sociétés plus fortes, plus justes et plus résilientes.
Benoît Joseph Kéita Patriote engagé
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