Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a représenté la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) à la cérémonie d’ouverture de la 4ᵉ édition du Salon international des professionnels de l’économie numérique de l’UEMOA (SIPEN-UEMOA 2026), tenue le 14 juillet 2026 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Une participation qui confirme l’engagement du Mali en faveur d’une transformation numérique fondée sur la souveraineté technologique, l’intégration régionale et l’innovation.

Organisé à l’initiative du Burkina Faso autour du thème « Refonder l’économie numérique au sein de l’UEMOA : Intelligence artificielle, FinTech et Finance inclusive », le salon réunit plus de 1 000 participants, une cinquantaine d’exposants, ainsi que des décideurs, investisseurs, experts et partenaires venus de l’ensemble de l’espace communautaire pour débattre des enjeux de la transformation numérique en Afrique de l’Ouest.
La cérémonie d’ouverture était présidée par la ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabané, représentant le Premier ministre du Burkina Faso. Dans son intervention, elle a salué la présence des ministres en charge du Numérique du Mali et du Niger, estimant que leur participation illustre la volonté des États de renforcer leur coopération face aux profondes mutations technologiques qui redessinent les économies et les administrations.
Invité à s’exprimer au nom des ministres du Numérique de la Confédération AES, Alhamdou Ag Ilyène a présenté une vision commune axée sur la construction d’une économie numérique souveraine, intégrée, innovante et inclusive, capable de répondre aux défis de développement des pays sahéliens.

Le ministre malien a souligné que la refondation de l’économie numérique ne se limite pas à l’adoption de nouvelles technologies. Selon lui, elle implique un véritable choix stratégique de développement, faisant de l’intelligence artificielle, des technologies financières (FinTech), des infrastructures numériques, des plateformes digitales et des données des outils essentiels de souveraineté, de compétitivité économique, d’efficacité administrative et d’inclusion sociale.
Il a également mis en évidence les défis communs auxquels sont confrontés les États de l’UEMOA et de l’AES, notamment l’amélioration de la connectivité, le développement d’infrastructures numériques résilientes, le renforcement de la cybersécurité, la protection des données, la création d’emplois qualifiés pour les jeunes et l’émergence d’entreprises africaines capables de s’imposer sur les marchés régionaux et internationaux.
Estimant que ces défis ne peuvent être relevés de manière isolée, le ministre a plaidé pour une coopération régionale renforcée, une harmonisation progressive des cadres réglementaires et une mutualisation des compétences afin d’accélérer la transformation numérique du continent.
Au cœur de son intervention, Alhamdou Ag Ilyène a accordé une place centrale au développement du capital humain. Il a appelé à investir davantage dans la formation aux métiers du numérique, à soutenir les startups africaines et à renforcer les capacités dans des domaines stratégiques tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le cloud computing, la gestion des données et les technologies émergentes.
Le ministre a également insisté sur la vocation sociale du numérique, estimant qu’il doit contribuer à rapprocher les services publics des citoyens, faciliter l’accès aux services financiers, améliorer l’éducation et la santé, moderniser l’agriculture, stimuler le commerce et offrir davantage d’opportunités aux femmes et aux jeunes. Cette vision s’inscrit dans la politique de modernisation engagée par le Gouvernement du Mali en faveur d’une transformation numérique inclusive et souveraine.
Évoquant les perspectives de coopération, le ministre malien s’est réjoui de la future Déclaration de Ouagadougou, qu’il souhaite porteuse d’engagements concrets pour accélérer l’intégration numérique régionale. Citant le Président Thomas Sankara, il a exhorté les États africains à « oser inventer l’avenir » en développant des solutions technologiques africaines, en valorisant les compétences locales et en bâtissant une économie numérique créatrice de valeur pour les populations.
Cette participation s’inscrit dans la continuité de l’action diplomatique du Mali dans le domaine du numérique. Après avoir porté la vision nationale lors du Sommet mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle et du Forum SMSI 2026 à Genève, Alhamdou Ag Ilyène poursuit à Ouagadougou le plaidoyer du Mali en faveur d’une coopération africaine renforcée, fondée sur l’innovation, la souveraineté numérique et la maîtrise des technologies stratégiques.
À travers cette présence remarquée au SIPEN-UEMOA 2026, le Mali réaffirme sa volonté de contribuer activement, aux côtés de ses partenaires de la Confédération AES et de l’UEMOA, à l’édification d’un espace numérique africain plus intégré, plus compétitif et plus souverain, où les technologies numériques constituent un véritable levier de développement économique, d’inclusion sociale et de transformation durable des États.
Sory Diakité
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