Le ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération avec ses partenaires. Hier, jeudi 16 juillet 2026, la ministre Mme Oumou Sall Seck a présidé un cadre de concertation réunissant les membres du sous-groupe des Partenaires techniques et financiers (PTF) intervenant dans les domaines de l’emploi et de la formation professionnelle.

Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a présidé hier jeudi (16 juillet 2026) un cadre de concertation réunissant les membres du sous-groupe des Partenaires techniques et financiers (PTF) intervenant dans les domaines de l’emploi et de la formation professionnelle.
Au-delà d’une simple prise de contact, cette première session marque la volonté affirmée du département d’instaurer un mécanisme permanent de dialogue stratégique, de coordination et d’harmonisation des interventions afin de maximiser leur impact sur le développement du capital humain, l’employabilité des jeunes, la promotion de l’entrepreneuriat et la création d’emplois décents. Dans son allocution d’ouverture, Mme Oumou Sall Seck a placé cette initiative sous le signe d’une « dynamique renouvelée de dialogue stratégique, d’alignement et d’impact au service du capital humain ». Selon elle, cette nouvelle étape de coopération repose sur trois principes fondamentaux : un dialogue fondé sur la confiance, la transparence et l’efficacité ; des interventions mieux alignées sur les priorités nationales ; et un partenariat responsable orienté vers des résultats mesurables.

Madame la Ministre a rappelé que le Mali fait face à des défis majeurs, notamment la forte demande d’emplois des jeunes, l’amélioration de leur employabilité, l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, le développement des compétences, la promotion de l’entrepreneuriat et la création d’emplois durables. « Le capital humain constitue le premier levier de transformation économique du Mali », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité d’inscrire toutes les interventions dans les grandes orientations nationales, notamment la Vision Mali Kura 2063, la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), les politiques nationales de l’Emploi et de la Formation professionnelle, la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat ainsi que le PRODEC II. L’objectif commun demeure le développement d’un capital humain compétent, productif et créateur de richesses.
Prenant la parole au nom des PTF, M. Jean-Michel Limat (chef suppléant de la Direction du développement et de la coopération de l’ambassade de Suisse au Mali) a salué l’initiative du ministère, estimant qu’elle constitue « un signal très fort » en faveur d’un dialogue renforcé, d’une écoute mutuelle et d’un partenariat plus efficace. Il a rappelé que les partenaires interviennent dans des domaines complémentaires tels que le développement des compétences, l’insertion professionnelle, l’appui à l’entrepreneuriat, le renforcement des capacités institutionnelles et l’accompagnement des réformes. « Malgré la diversité de leurs actions, toutes poursuivent une ambition commune : offrir davantage d’opportunités aux jeunes, aux femmes et aux populations les plus vulnérables », a précisé le diplomate suisse.
Le chef de file des PTF a également partagé trois convictions majeures destinées à renforcer l’efficacité de l’action collective. La première est que le dialogue stratégique constitue un véritable investissement pour le développement du sous-secteur. La deuxième est que la formation professionnelle ne peut produire pleinement ses effets que lorsqu’elle reste étroitement connectée aux besoins de l’économie et du marché du travail. Enfin, la troisième conviction est que la performance du secteur repose avant tout sur une gouvernance solide. Tout en reconnaissant que « les défis sont importants », il a estimé que « les atouts le sont tout autant », appelant ainsi à poursuivre les efforts dans un esprit de partenariat. Dans sa communication, le ministre de tutelle s’est félicité de la tenue de la première session de ce Cadre de concertation qui traduit la volonté de son département de « bâtir un partenariat durable avec les PTF autour des priorités nationales ».

Pour Mme Oumou Sall Seck, ce cadre va permettre d’échanger régulièrement sur les interventions des partenaires, d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les forces et les insuffisances, et d’assurer une meilleure orientation des appuis vers les priorités du Gouvernement dans les domaines de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat.
Elle s’est également réjouie de l’alignement des interventions des partenaires sur les principaux référentiels nationaux de développement, notamment la Vision « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛnsan 2063 ma », la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), les Politiques nationales de l’Emploi et de la Formation professionnelle, la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et son Plan d’action (2026-2030), ainsi que le PRODEC II, dont la finalité est de développer un capital humain compétent, productif et créateur de richesse.
Évoquant les principaux défis auxquels le Département entend répondre avec l’appui de ses partenaires, Madame le Ministre a notamment cité la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat et de son Plan d’action (2026-2030), évaluée à près de 20 milliards de francs CFA, la certification des compétences en vue de favoriser la formalisation du secteur informel, qui représente plus de 90 % de l’économie nationale, la construction et la réhabilitation des centres de formation professionnelle, ainsi que le renforcement des capacités des formateurs et des apprenants dans les métiers d’avenir et de l’innovation.

À l’issue de son intervention, Madame la Ministres’est prêtée à une séance d’échanges avec les participants. Cette session a permis aux représentants des PTF d’exprimer leurs préoccupations, de partager leurs expériences et de formuler des propositions visant à améliorer la coordination des actions et l’efficacité des programmes mis en œuvre. Avec cette première réunion du Cadre de concertation, le ministère pose les bases d’un partenariat institutionnel plus structuré, fondé sur le dialogue, l’alignement stratégique et la responsabilité partagée. Une démarche qui traduit l’ambition des autorités de faire du capital humain un moteur de croissance inclusive et durable, en mobilisant l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune du développement économique et social du Mali.
Sory Diakité
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