Bamako, le 23 juillet 2026 – En marge de la conférence de presse consacrée au lancement d’un événement officiel, tenue ce jeudi à Bamako, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est exprimé sur les informations relayées par certains médias évoquant une possible intervention militaire des États-Unis contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Interrogé sur cette éventualité, le chef de la diplomatie malienne a indiqué qu’aucune communication officielle des autorités américaines ne permettait, à ce stade, de confirmer une telle perspective. Il a précisé que le gouvernement malien ne dispose d’aucune indication sur l’orientation que pourrait adopter Washington à ce sujet.
« Je peux vous assurer que le Mali n’est pas assis en train d’attendre que d’autres viennent régler nos problèmes », a déclaré Abdoulaye Diop, réaffirmant la détermination des autorités à assumer pleinement la gestion des défis sécuritaires auxquels le pays est confronté.
Le ministre a rappelé que la politique étrangère du Mali s’articule autour de trois principes fondamentaux : le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix souverains du pays en tenant compte des intérêts vitaux du peuple malien, ainsi que la défense des intérêts des Maliens dans l’ensemble des partenariats internationaux.
Selon lui, cette doctrine guide l’ensemble des relations extérieures du Mali et traduit la volonté des autorités de bâtir une coopération fondée sur l’équilibre, la réciprocité et le respect mutuel.
Abdoulaye Diop a également souligné que le Mali privilégie avant tout une stratégie reposant sur ses propres capacités, notamment la mobilisation de ses ressources nationales, de son intelligence stratégique et de ses Forces de défense et de sécurité pour faire face à la menace terroriste.
Abordant la question des partenariats internationaux en matière de sécurité, il a estimé que toute coopération efficace doit s’inscrire dans une démarche de concertation avec les autorités maliennes.
« La moindre des choses qu’on puisse attendre d’un partenaire est qu’il vienne consulter les autorités maliennes pour connaître les besoins réels du pays », a-t-il affirmé.
Le ministre est également revenu sur la dimension régionale de la diplomatie malienne, réitérant la volonté de Bamako d’entretenir des relations de bon voisinage avec l’ensemble des États frontaliers. À ce titre, il a évoqué les premières démarches entreprises en vue du dégel des relations avec l’Algérie, dans l’objectif de restaurer progressivement un climat de confiance entre les deux pays.
En conclusion, Abdoulaye Diop a réaffirmé que le Mali demeure attaché à une coopération internationale fondée sur le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États et la préservation de sa souveraineté. Il a insisté sur le fait que cette orientation ne traduit aucun repli diplomatique, mais s’inscrit dans une volonté de construire des partenariats équilibrés, conformes aux intérêts du peuple malien et aux priorités définies par les autorités nationales.
Sory Diakité
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