Carburant : le Directeur général de la Police nationale en tournée dans les stations-service de Bamako

Vendredi 13 mars 2026, en milieu de journée, plusieurs stations-service de Bamako ont reçu une visite inhabituelle. Le Contrôleur général de police Youssouf Koné, Directeur général de la Police nationale, s’est déplacé lui-même pour vérifier l’application des mesures visant à freiner la spéculation autour du carburant.

La tournée a commencé du côté de Djicoroni Para. Devant les pompes, quelques conducteurs patientaient déjà, bidons à la main. Les agents présents ont aussitôt rappelé la consigne : la vente de carburant dans des récipients non autorisés n’est plus tolérée. Le message sera répété quelques kilomètres plus loin, à ACI 2000, puis à Lafiabougou, où le responsable de la Police nationale s’est entretenu directement avec les gérants de stations.

La délégation s’est ensuite rendue au Nouveau Marché de Médine, une zone particulièrement fréquentée. Ici, les vendeurs connaissent bien la pratique : des acheteurs arrivent avec plusieurs bidons, remplissent discrètement et revendent ensuite le carburant dans les quartiers ou aux abords des routes. Ce circuit parallèle a pris de l’ampleur ces derniers mois. Les autorités veulent y mettre fin.

Devant les responsables rencontrés, Youssouf Koné n’a pas laissé place à l’ambiguïté. La règle est simple : pas de carburant dans les bidons. Selon lui, la mesure vise autant à limiter la spéculation qu’à éviter les risques liés au stockage improvisé de produits inflammables.

« La vente de carburant dans les bidons est formellement interdite. Tout manquement s’exposera à la rigueur de la loi », a-t-il lancé, rappelant que cette orientation découle des décisions prises par les plus hautes autorités du pays.

Dernière étape : Hippodrome I. Sur place, plusieurs gérants ont assuré qu’ils appliqueraient strictement les instructions. Certains affirment même avoir déjà refusé de servir des clients venus avec des bidons depuis l’annonce de l’interdiction.

Pour la Police nationale, cette présence sur le terrain n’est qu’un début. Les contrôles devraient se multiplier dans les prochains jours afin de s’assurer que la mesure est respectée dans l’ensemble des stations-service de la capitale. L’enjeu est simple : éviter que le carburant disparaisse des pompes pour réapparaître, quelques rues plus loin, revendu à des prix largement gonflés.


En savoir plus sur FASSO ACTU

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *