Samedi matin, Bamako s’est transformée en salle de classe à ciel ouvert pour une trentaine d’élèves venus découvrir quelques lieux qui racontent l’histoire du pays. La sortie, organisée le 14 mars 2026, s’inscrit dans les activités culturelles du mois de mars placées sous le parrainage de Magma Gabriel Konaté.

Le programme est porté par le Conseil National de Transition en collaboration avec le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme dirigé par Andogoly Guindo Daffé. Pour l’occasion, le chef de cabinet du département, Dr Salia Malé, représentait le ministre. À ses côtés se trouvait la chargée de mission Fadimata Walet Aghatham.
Les élèves venaient de trois établissements de Bamako : l’École de la Poudrière, l’École du Quartier Mali et le lycée Aminata Bâ. Une trentaine au total, carnet en main pour certains, téléphone pour d’autres, curieux de comprendre ce que racontent les statues et les places qu’ils traversent souvent sans s’y arrêter.
Premier arrêt devant la Tour de l’Afrique. Le guide, Daouda Koné, plante le décor : l’édifice, devenu un repère du centre-ville, marque l’une des zones les plus fréquentées de la capitale. Quelques minutes plus tard, le groupe se retrouve à la Place Sogolon, espace qui rappelle la figure mythique de Sogolon, mère de Soundiata Keïta.

La caravane pédagogique poursuit sa route vers le Monument Kwame Nkrumah. Devant la statue, les élèves découvrent le rôle de ce dirigeant ghanéen dans le mouvement panafricaniste. Certains prennent des photos, d’autres écoutent simplement.
Le circuit continue ensuite vers la Place Mamadou Konaté puis la Place Daniel Ouezzin Coulibaly. Deux noms qui renvoient à des figures majeures de l’histoire politique ouest-africaine. Là encore, le guide prend le temps de raconter les parcours, les combats, les contextes de l’époque.
La dernière étape mène le groupe au Musée national du Mali. Dans les salles d’exposition, les élèves passent d’une vitrine à l’autre : objets anciens, pièces artisanales, témoignages matériels d’époques parfois lointaines. Pour beaucoup, c’est une première visite.
Cette journée n’avait rien d’une simple promenade. L’idée est plus concrète : montrer aux élèves que l’histoire ne vit pas uniquement dans les manuels scolaires. Elle se tient aussi là, au coin d’une place, gravée sur un monument, exposée dans un musée. Et pour ces jeunes visiteurs, la capitale s’est révélée, le temps de quelques heures, sous un autre visage.
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