Dialogue de la BID : le Mali mise sur les partenariats pour renforcer sa souveraineté économique

Le Mali a réaffirmé sa volonté de promouvoir une coopération Sud-Sud fondée sur le partenariat, le transfert de compétences et le développement du capital humain. Le plaidoyer a été porté par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, lors de la 7ᵉ Réunion du Dialogue de coopération technique des Agences de partenariat de la Banque islamique de développement (BID), ouverte dimanche 6 septembre 2026 au Caire.

Réunissant plusieurs délégations ministérielles et représentants d’institutions partenaires, cette rencontre a été l’occasion pour le Mali de présenter sa vision d’une coopération davantage orientée vers les résultats et le développement des capacités nationales.

Dans son intervention, Oumou Sall Seck a transmis les salutations des autorités maliennes aux autorités et au peuple égyptiens. Elle a surtout insisté sur l’importance du capital humain, notamment de la jeunesse et des femmes, dans la construction d’un développement durable.

Pour la ministre, le Mali, malgré les défis auxquels il fait face, demeure un pays résilient et déterminé à valoriser ses propres ressources et compétences. Elle a ainsi appelé à dépasser les approches qui réduisent le pays à ses difficultés et à davantage mettre en avant ses capacités de production, de transformation et d’innovation.

L’un des principaux messages portés par la délégation malienne concerne l’évolution des modèles de coopération. Bamako souhaite désormais privilégier des relations reposant sur le partage d’expériences, le transfert de compétences, la formation et la réalisation de projets structurants.

La ministre a salué, dans cette perspective, l’intervention de la BID dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, l’eau, les infrastructures, l’électricité, la santé et le développement des compétences.

Face aux défis liés à l’énergie, au changement climatique et à la sécurité alimentaire, elle a plaidé pour des investissements de long terme et des modèles économiques capables de mieux résister aux différentes crises.

L’expérience égyptienne en matière de développement a également été présentée comme une source d’inspiration et une opportunité pour renforcer les échanges entre les pays du Sud.

À travers cette participation, le Mali défend une approche dans laquelle les pays partenaires ne sont pas uniquement bénéficiaires de l’aide, mais également détenteurs de compétences, d’expertises et de solutions.

L’objectif affiché est donc de favoriser une coopération basée sur la réciprocité, l’innovation et le renforcement des capacités nationales. Pour Bamako, les partenariats doivent surtout déboucher sur des projets concrets susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

La rencontre s’est poursuivie par une visite des stands consacrés aux différentes initiatives et expériences présentées par les pays et institutions participantes.

La participation malienne au Cairo Dialogue traduit ainsi la volonté des autorités de renforcer les partenariats Sud-Sud, de valoriser le potentiel humain national et de mobiliser davantage d’opportunités dans les domaines prioritaires du développement et de la souveraineté économique.

Sory Diakité


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