CYBERCRIMINALITÉ : Trois ans de prison requis contre le journaliste Abderhmane Keïta

Le ministère public a requis trois ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme, contre le journaliste Abderhmane Keïta, directeur de publication du journal Le Témoin. Le professionnel des médias comparaissait lundi dernier (7 septembre 2026) devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, après près de trois mois de détention préventive. Cette audience constitue la première étape du procès sur le fond du dossier. À la barre, le ministère public a présenté un réquisitoire particulièrement sévère à l’encontre du journaliste et a demandé une peine de trois ans de prison, dont deux années ferme.

Pour le parquet, les faits reprochés à AbderhmaneKeïta sont suffisamment caractérisés pour justifier une condamnation pénale à la hauteur des charges examinées au cours de l’audience. La procédure suscite une attention particulière au sein de la presse malienne et de l’opinion publique. Au cours de l’audience, les différentes parties ont été appelées à présenter leurs arguments et observations.

La défense du journaliste a, pour sa part, développé ses moyens afin de contester les accusations portées contre son client et de solliciter une décision favorable. Les réquisitions du ministère public ne constituent toutefois pas une décision définitive. Il appartient désormais à la juridiction de se prononcer après examen de l’ensemble des éléments du dossier et des arguments développés tant par l’accusation que par la défense.

Attendu le 14 septembre prochain, le verdict devrait déterminer l’issue judiciaire de cette affaire qui place une nouvelle fois la profession de journaliste au centre d’une procédure devant le pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Avant A. Keïta, le journaliste Chahana Takiou, directeur de publication du bihebdomadaire Le 22 Septembre et président du Groupement patronal de la presse (GROUPE), a été condamné le 3 août dernier par le même tribunal à une peine d’un an d’emprisonnement, dont six mois ferme et six mois avec sursis. 

Moussa Bolly


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