AS SEID OUSMANE CHERIF HAIDARA : Une voix spirituelle au service de la paix et de la tolérance au Mali

Dans un Mali en quête de stabilité et de cohésion, une figure émerge par sa sagesse, son engagement et sa vision éclairée de l’islam. Président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) et guide du Mouvement Ançar Dine, As Seïd Ousmane Chérif Haïdara incarne avec une rare constance les valeurs de tolérance, de dialogue et de paix qui font défaut à bien des nations en proie aux extrémismes. Son parcours, sa doctrine et son action font de lui bien plus qu’un simple guide religieux : un véritable architecte de la stabilité sociale malienne !

Né le 12 mai 1955 à Tamani (Baraouéli), dans la région de Ségou, Chérif Ousmane Madani Haïdara a très tôt embrassé la voie religieuse. Formé à l’établissement de Saad Touré puis auprès du marabout Bama Worofana, il a su tisser une connaissance profonde des textes tout en développant une approche ouverte et humaniste de la foi. En 1991, il fonde le mouvement islamique Ançar Dine (« défenseurs de la foi ») qui, loin de toute dérive extrémiste, prône un islam malékite et soufi, ancré dans la tradition tolérante de l’Afrique de l’Ouest. Ce mouvement, qui compte aujourd’hui des représentations dans une vingtaine de pays et revendique des millions de fidèles, témoigne de l’ampleur de son rayonnement spirituel.

Élu à la présidence du Haut conseil islamique du Mali (HCI-Mali) en avril 2019, il succède à l’imam Mahmoud Dicko dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires. Son élection fut saluée comme un signal d’apaisement, lui qui incarne une tendance tolérante et non violente de l’islam, à l’opposé des courants rigoristes.

Ce qui distingue fondamentalement As Seïd Chérif Ousmane Madani Haïdara, c’est sa vision d’un islam résolument tourné vers la paix et le vivre-ensemble. Son enseignement est radicalement opposé à la violence prônée par les groupes terroristes. Il prône l’émergence d’un musulman tolérant vis-à-vis des autres courants religieux, résolument tourné vers la construction de son pays par le travail, l’honnêteté, la droiture et l’intégrité.

Dans l’espace religieux malien, il est sans conteste celui qui incarne au mieux le message de tolérance, les vertus du dialogue, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble avec les chrétiens. Cette ouverture n’est pas un simple discours : elle se traduit par des actions concrètes, comme lorsqu’il a appelé au rassemblement de tous les Maliens (musulmans, catholiques ou protestants) pour surmonter les crises. Il représente un véritable espoir pour l’Église du Mali afin de mettre en pratique ensemble les valeurs de tolérance, d’acceptation mutuelle et de dialogue pour un monde plus juste et harmonieux.

La voix de As Seïd Chérif Ousmane Madani Haïdara porte haut et loin dans le débat public malien. Face à la dégradation dramatique de la situation sécuritaire, il n’hésite pas à alerter, à mobiliser et à appeler à l’union sacrée. Le 21 juin 2025, à la Grande mosquée de Bamako, il a organisé une journée de prières pour la stabilité du Mali, évoquant avec gravité le lot de morts civils, de villages déplacés et de blessés. Son message fut sans équivoque : « Nous aimons notre pays. C’est pourquoi nous allons continuer à conseiller les autorités », tout en appelant à « employer le dialogue là où c’est possible ».

Son rôle de médiateur et de rassembleur est essentiel. Il a su approcher toutes les tendances religieuses qui composent le HCIM avec un seul objectif : la paix, la cohésion et la réconciliation au Mali. En présidant le Haut conseil islamique, As Seid Chérif Ousmane Madani Haïdara incarne une voix de raison et de modération dans un pays et une région souvent secoués par les extrémismes. Son islam malékite et soufi, héritier d’une tradition pluriséculaire de tolérance, offre une alternative crédible aux discours de haine et de violence. Il a su imposer une vision dans laquelle la foi rime avec responsabilité civique, où le religieux ne se coupe pas du politique mais l’éclaire par des valeurs d’équité et de justice.

Son appel constant à « ouvrir vos portes à tous les Maliens pour une mutualisation des idées et des initiatives d’actions » résonne comme un manifeste pour une société inclusive. Il a également condamné avec fermeté les divisions intérieures, rappelant que la cohésion nationale prime sur les querelles de chapelle. Le guide spirituel des Ançars est bien plus qu’un président du HCI : il est une conscience pour le Mali, un guide spirituel qui a fait le choix exigeant de la modération, du dialogue et de la paix.

Son héritage, déjà considérable, est celui d’un homme qui a su faire de sa foi un levier de réconciliation et de progrès social. Dans un monde où les voix de la tolérance se font trop souvent rares, la sienne porte haut les valeurs qui permettront au Mali de se relever et de bâtir un avenir commun. Comme le soulignent ses pairs et les observateurs, il incarne au mieux le message de tolérance, les vertus de dialogue et de cohésion sociale. Un exemple pour toute l’Afrique, et au-delà.

Abdoulaye Diallo dit Honorable Sénateur Abdoul Diallo Président du Réseau des communicateurs, blogueurs et activistes professionnels du Mali, RECOBAP-MALI


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