JOJ Dakar 2026 : La flamme olympique quitte Athènes pour le Sénégal, un symbole historique pour le continent

La flamme des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 a été officiellement allumée ce jeudi 10 septembre 2026 au stade Panathénaïque d’Athènes, avant d’être remise au Sénégal, pays hôte de la quatrième édition des JOJ. Un moment hautement symbolique qui marque le début du voyage de la flamme vers le continent africain, à quelques semaines de l’ouverture de la compétition.

Dans l’enceinte historique du stade Panathénaïque, la cérémonie a réuni plusieurs responsables du mouvement olympique, des athlètes grecs et sénégalais ainsi que des représentants des autorités des deux pays. La flamme, symbole de paix, d’unité et de fraternité, doit désormais parcourir le Sénégal avant de rejoindre Dakar pour l’ouverture des Jeux.

Le CIO présente Dakar 2026 comme le premier événement olympique organisé sur le sol africain. Les Jeux réuniront 2 700 jeunes athlètes autour de 25 sports de compétition, du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Des athlètes au cœur de la transmission

Plusieurs sportifs ont participé au relais symbolique organisé au stade Panathénaïque. La première porteuse grecque Eleni Iakovaki , championne U18 du 400 mètres, a ouvert la séquence avant de transmettre la flamme au capitaine de l’équipe nationale sénégalaise de basketball, Brancou Badio.

Le basketteur sénégalais, né en 1999, a notamment été mis à l’honneur pour ses performances récentes avec les Lions. Sa présence dans ce relais traduit la volonté de Dakar 2026 de placer les sportifs au cœur de cette transmission entre la Grèce et le Sénégal.

La flamme a ensuite poursuivi son parcours avec la participation de jeunes athlètes grecs et sénégalais issus de différentes disciplines. Parmi eux figurait une jeune représentante sénégalaise ayant participé aux Jeux olympiques de Paris 2024 et présentée comme l’une des figures d’une nouvelle génération d’athlètes sénégalais.

Le relais a également été transmis à Louis-François Mendy, spécialiste sénégalais du 400 mètres haies et champion d’Afrique, avant une dernière séquence confiée à des athlètes grecs. Cette diversité de profils illustre le caractère intergénérationnel et international de la cérémonie.

Isidoros Kouvelos : « un pont entre les continents »

Dans son discours, le président du Comité olympique hellénique, Isidoros Kouvelos, a insisté sur la dimension historique de la cérémonie.

Depuis le stade Panathénaïque, il a présenté le départ de la flamme vers Dakar comme un « carrefour de l’histoire » et un « pont entre les continents ». Il a souligné que la transmission de la flamme au Sénégal constituait un moment historique non seulement pour le pays hôte, mais également pour l’Afrique et l’ensemble du mouvement olympique.

Pour le responsable grec, Dakar 2026 offre notamment aux jeunes Africains une visibilité accrue au sein du mouvement olympique. La flamme doit ainsi porter un message de paix, de respect, d’amitié, de solidarité et de dignité humaine.

Isidoros Kouvelos a également souhaité que les Jeux laissent un héritage dépassant le seul cadre sportif, en renforçant la confiance et la fierté des jeunes Africains.

Kirsty Coventry : « un nouveau chapitre pour le mouvement olympique »

La présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry, a, elle aussi, souligné la portée particulière de cette journée.

L’ancienne championne olympique zimbabwéenne, qui avait remporté trois médailles à Athènes en 2004, a évoqué avec émotion son retour dans la capitale grecque, cette fois en tant que présidente du CIO et représentante d’un continent appelé à accueillir pour la première fois un événement olympique.

Elle a qualifié Dakar 2026 de « moment de fierté pour le Sénégal » et pour l’Afrique, estimant que les Jeux ouvriraient « un nouveau chapitre important pour le mouvement olympique ».

Kirsty Coventry a également salué le soutien des autorités sénégalaises à l’organisation de l’événement et insisté sur la capacité des Jeux à inspirer la jeunesse. Selon elle, la flamme doit contribuer à encourager les jeunes à pratiquer le sport et à découvrir les possibilités qu’il peut leur offrir.

Elle a enfin repris la devise de Dakar 2026 : « L’Afrique accueille, Dakar célèbre », en soulignant que l’énergie de la flamme devait désormais se diffuser à travers le Sénégal et, au-delà, sur le continent africain.

Mamadou Diagna Ndiaye : « Le Sénégal est prêt, l’Afrique est prête »

Prenant la parole au nom du Sénégal, le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 (COJOJ), Mamadou Diagna Ndiaye, a exprimé sa gratitude à la Grèce et au mouvement olympique pour leur confiance accordée au Sénégal et à l’Afrique.

« Merci de nous confier cette flamme. Nous en prendrons grand soin », a-t-il déclaré, en rappelant que la flamme olympique avait déjà traversé l’Afrique à plusieurs reprises, mais qu’elle n’y était jamais restée aussi longtemps dans le cadre d’un événement olympique.

Au Sénégal, la flamme doit entamer un parcours national présenté comme un véritable trait d’union entre les territoires. Selon Mamadou Diagna Ndiaye, quelque 500 porteurs, répartis sur 30 étapes et 3 600 kilomètres, participeront au « Pass the Energy Tour », qui traversera les 14 régions du pays.

Cette tournée doit permettre aux populations de différentes localités de prendre part à la célébration des Jeux et de s’approprier leur dimension historique.

« L’Afrique ne se demande pas si elle peut. Le Sénégal est prêt. L’Afrique est prête », a affirmé le président du COJOJ.

La « teranga » au cœur du message sénégalais

Dans son intervention, Mamadou Diagna Ndiaye a également placé la teranga au centre du message que le Sénégal souhaite transmettre aux jeunes athlètes du monde entier.

Les 2 700 participants attendus à Dakar seront, selon lui, accueillis non seulement comme des invités, mais comme des hôtes appelés à se sentir chez eux au Sénégal.

« Chez nous, celui qui arrive cesse d’être un étranger. Il devient un hôte, puis un ami », a-t-il déclaré, en présentant l’hospitalité sénégalaise comme l’un des éléments majeurs de l’identité des Jeux.

Le responsable du COJOJ a également rappelé que les compétitions réuniront des jeunes venus de 206 pays, faisant de Dakar un point de rencontre entre les jeunesses du monde.

Une flamme désormais appelée à parcourir le Sénégal

Après la cérémonie athénienne, la flamme a été placée dans une lanterne spécialement conçue pour permettre son transport jusqu’au Sénégal. Elle doit arriver sur le sol sénégalais avant d’entamer son parcours national.

Selon le dossier officiel de Dakar 2026, le relais de la flamme se déroulera du 14 septembre au 16 octobre 2026, sous le thème « From History to the Future », avec l’objectif de mettre en valeur la jeunesse et la richesse culturelle du Sénégal.

Après son passage dans les différentes régions, la flamme rejoindra Dakar, où elle marquera le compte à rebours final avant l’ouverture des JOJ, le 31 octobre.

À travers ce parcours, Dakar 2026 entend faire de la flamme bien plus qu’un symbole olympique : un vecteur de rassemblement autour de la jeunesse, du sport et du dialogue entre les peuples.

Pour le Sénégal, le rendez-vous est désormais fixé : le 31 octobre 2026, Dakar ouvrira le premier événement olympique organisé sur le sol africain.

Source : AllAfrica


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