Administration pénitentiaire : le Mali se dote d’une nouvelle politique pour 2026-2030

Le Mali se dote d’un nouveau cadre d’orientation pour son administration pénitentiaire. Réuni en session ordinaire vendredi 18 septembre 2026 sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale pénitentiaire du Mali et de son Plan d’actions 2026-2030.

Cette adoption marque une nouvelle étape dans la définition des orientations du pays en matière d’administration pénitentiaire. La politique vise à doter le Mali d’un document de référence et d’orientation pour encadrer l’action dans le secteur pénitentiaire au cours des cinq prochaines années.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette politique doit être mise en œuvre dans le respect des normes nationales et internationales applicables à l’administration pénitentiaire. Son approbation par décret ouvre ainsi la voie à son application et à la mise en œuvre du plan d’actions couvrant la période 2026-2030.

Cette décision intervient après une première étape franchie lors du Conseil des ministres du 12 août 2026, qui avait pris acte d’une communication écrite relative à la Politique nationale pénitentiaire et à son Plan d’actions 2026-2030.

À travers ce nouveau cadre, les autorités entendent disposer d’une référence commune pour orienter les actions et les interventions dans le domaine pénitentiaire. L’objectif affiché est notamment d’inscrire l’administration pénitentiaire dans un cadre répondant aux exigences prévues par les textes nationaux et aux engagements internationaux du Mali.

L’adoption de cette politique constitue désormais le point de départ de sa mise en œuvre. Le défi sera de traduire les orientations retenues dans des actions concrètes au cours de la période 2026-2030.

Le communiqué du Conseil des ministres ne détaille toutefois pas les différentes mesures prévues dans le plan d’actions. Les objectifs opérationnels, les moyens consacrés à leur réalisation ainsi que les éventuelles actions concernant les conditions de détention, les infrastructures pénitentiaires, le personnel, la réinsertion ou encore la modernisation de l’administration devront être précisés dans le document de politique et son plan d’actions.

Sory Diakité


En savoir plus sur FASSO ACTU

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *