Ce samedi 21 mars, dans l’enceinte de l’École Nationale de Police, le geste est bref, mais chargé de sens. Youssouf Koné, Contrôleur général de police, tranche le scellé de la première enveloppe. Pas d’effet de scène. Juste ce qu’il faut de solennité pour rappeler que, derrière ce papier, se joue bien plus qu’un simple test.

Pas de discours interminable. L’acte suffit.
Autour de lui, des responsables de centres de formation, des encadreurs, des cadres de l’administration. Pas une foule, mais les personnes qui comptent dans ce type de moment. Ceux qui, en cas de problème, seront directement exposés.
Ce geste marque le démarrage effectif du test du Certificat interarmes. Concrètement, des milliers de sous-officiers sont concernés. Deux épreuves les attendent immédiatement : une copie de culture générale souvent redoutée, parce qu’elle ne pardonne pas les approximations et une autre, technique, plus proche du terrain mais tout aussi sélective.
Le Directeur général ne s’est pas étendu. Il a parlé net. Aux candidats d’abord : éviter les raccourcis, rester concentrés du début à la fin, ne pas céder aux tentations faciles. En clair, personne ne sera sauvé par un coup de chance.
Mais le message le plus appuyé ne leur était pas destiné.
Les surveillants ont été directement visés. Vigilance totale, aucune tolérance pour les arrangements, même discrets. Dans ce type d’épreuve, une simple négligence un téléphone qui circule, une consigne mal appliquée peut suffire à décrédibiliser tout le processus. Et cette fois, visiblement, la hiérarchie ne veut pas revivre ce genre de scénario.

Ce test n’est pas une formalité administrative. Il sert de tri. Ceux qui passent franchissent une étape dans leur parcours. Les autres restent sur le côté, parfois pour longtemps. Derrière chaque copie, il y a une progression bloquée ou relancée.
En ouvrant lui-même la première enveloppe, Youssouf Koné a choisi de ne laisser aucune zone grise dès le départ. Le message est implicite, mais difficile à ignorer : cette session doit tenir, sans contestation possible.
Reste à voir si, jusqu’à la dernière copie ramassée, la même rigueur sera maintenue. Parce que c’est souvent là que tout se joue.
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