Sécurité et développement : l’AES présente sa stratégie à New York

En marge de la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES), en présence du Premier ministre du Niger, ont organisé, vendredi 25 septembre, un événement parallèle consacré au thème : « Sécurité et développement au Sahel : cas de la Confédération des États du Sahel ».

La rencontre a réuni plusieurs représentants de haut niveau de pays partenaires ainsi que des responsables d’organisations internationales, régionales et sous-régionales. Elle a servi de cadre à la présentation de la vision de l’AES, à l’examen de ses priorités et à des échanges sur les enjeux sécuritaires et de développement auxquels fait face le Sahel.

Les représentants de la Confédération ont notamment mis en avant les efforts engagés en matière de sécurisation des territoires, de coopération entre les États membres et de développement socio-économique. Plusieurs intervenants ont également présenté l’AES comme une nouvelle réalité géopolitique dans l’espace ouest-africain.

Au cours des échanges, des représentants du Maroc, du Togo, de l’Algérie, du Congo, du Royaume-Uni, de la Russie, des États-Unis, des Nations Unies, de l’Union africaine et de la CEDEAO ont pris la parole. Leurs interventions ont porté notamment sur les enjeux sécuritaires du Sahel, la coopération régionale et le respect de la souveraineté des États.

Certains participants ont souligné les répercussions de l’instabilité sahélienne sur les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest et appelé à renforcer la coopération avec les États de l’AES. D’autres ont insisté sur la nécessité de prendre en compte les choix et les priorités des pays sahéliens dans la définition des réponses aux défis régionaux.

Prenant la parole, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a rappelé que la Confédération AES n’avait pas vocation, selon lui, à s’isoler ni à s’opposer à d’autres organisations. Il a réaffirmé l’ouverture de la Confédération à des partenariats fondés sur la souveraineté, le respect mutuel et les intérêts réciproques.

Le chef de la diplomatie malienne a également réitéré les accusations formulées par les autorités maliennes concernant un soutien ukrainien à des groupes armés terroristes opérant au Sahel. Ces accusations, contestées par Kyiv, constituent l’un des sujets de tension évoqués par Bamako dans le cadre de son discours diplomatique actuel.

Au terme de la rencontre, les organisateurs ont présenté l’AES comme un cadre destiné à défendre les intérêts de ses populations et à répondre à leurs aspirations en matière de paix, de sécurité et de développement durable.

La rencontre de New York intervient alors que les trois États membres de l’AES — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — poursuivent la mise en place de mécanismes communs dans les domaines de la défense, de la diplomatie et du développement.

Sory Diakité


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