Mali : l’OCLEI transmet ses rapports 2021 et 2024 à Assimi Goïta

Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu, jeudi 22 octobre 2026, au palais de Koulouba, les rapports annuels 2021 et 2024 de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). Les documents lui ont été remis par le président de l’institution, Dr Modibo Sacko, en présence du Premier ministre, Abdoulaye Maïga, et de plusieurs responsables des institutions de la République.

Présentant le bilan des activités de l’Office, Dr Modibo Sacko a indiqué qu’en 2021, plus de 1 400 acteurs avaient été sensibilisés à la lutte contre l’enrichissement illicite. L’OCLEI avait également contrôlé les 968 déclarations de biens transmises par la Cour suprême et transféré 12 dossiers à la justice. Une étude consacrée aux techniques d’enrichissement illicite au sein de l’administration publique avait par ailleurs été réalisée.

Pour l’année 2024, l’Office a mené 21 activités de prévention ayant mobilisé 2 025 participants, dont 761 femmes. Il a examiné 48 dossiers, parmi lesquels 13 ont été transmis à la justice, tout en renforçant sa coopération nationale et internationale.

Le président de l’OCLEI a toutefois relevé plusieurs difficultés, notamment la faible mise en œuvre des recommandations de l’institution, les obstacles à l’accès aux informations foncières et l’absence d’un siège adapté. Il a sollicité l’appui des autorités pour permettre à l’Office de mieux remplir ses missions.

À la réception des rapports, Assimi Goïta a souligné que ces documents devaient servir d’outils d’évaluation de l’action publique, au-delà de leur caractère administratif. Il a appelé à renforcer les mécanismes de contrôle et la mobilisation citoyenne dans la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’accélérer la modernisation des outils de contrôle et la digitalisation des procédures. Évoquant les difficultés d’accès aux données foncières et domaniales, il a cité la création récente du Pôle spécialisé en matière foncière comme un moyen de favoriser une meilleure coordination dans le traitement des dossiers.

Assimi Goïta a enfin demandé à l’OCLEI de mettre en place un dispositif national fiable de mesure de l’enrichissement illicite. Il a pris note des besoins de l’institution en ressources humaines, techniques et matérielles, ainsi qu’en infrastructures.

La remise de ces rapports intervient dans un contexte où les autorités affichent leur volonté de renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques. La mise en œuvre des recommandations de l’OCLEI et le suivi judiciaire des dossiers transmis constitueront des enjeux importants pour l’efficacité de cette politique.

Sory Diakité


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