Le projet de loi de finances pour 2027 du Congo-Brazzaville, présenté le 29 octobre 2026, alloue 670 milliards FCFA à l’investissement, soit une hausse de plus de 100 milliards par rapport à 2026. Les priorités portent sur les infrastructures économiques et sociales, l’énergie, les transports et le développement agricole. Le ministre des Finances, Christian Yoka, a souligné que cet équilibre budgétaire doit être analysé en tenant compte de la dette publique et des besoins de trésorerie. L’endettement élevé reste un enjeu majeur pour 2027, limitant les marges de manœuvre de l’État et alourdissant les charges financières.
Le projet de loi de finances de l’année 2027, présenté le 29 octobre au Parlement, prévoit une enveloppe d’investissement de 670 milliards FCFA destinés à prendre en compte les priorités nationales.
Le gouvernement entend veiller aux efforts d’amélioration de la qualité de l’investissement public. Il s’est engagé à accorder une priorité aux infrastructures économiques et sociales, à l’énergie, aux transports et au développement agricole. Selon le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, cette enveloppe de crédits est en progression de plus de 100 milliards FCFA par rapport à 2026. « Il convient toutefois de souligner que l’équilibre présenté dans ce budget ne saurait à lui seul résumer la situation financière de l’État. L’analyse doit également porter sur les opérations de trésorerie, les échéances de remboursement de la dette et les besoins de financement liés aux engagements antérieurs », a-t-il déclaré devant le Sénat et l’Assemblée nationale.
Evoquant la trajectoire d’endettement, il a rappelé que la gestion de la dette publique constitue l’un des enjeux majeurs de la politique budgétaire pour l’année 2027. Le niveau élevé de l’endettement limite, a-t-il reconnu, les marges de manœuvre de l’État, alourdit les charges financières et accentue les contraintes pesant sur la trésorerie publique. « Les prévisions de dépenses traduisent la nécessité de concilier plusieurs impératifs. Assurer la continuité des services publics, honorer les engagements de l’État, financer les priorités nationales et préserver les équilibres budgétaires. Les charges financières de la dette, les dépenses de personnel, les biens et services, les transferts ainsi que les dépenses d’investissement ont ainsi été prises en compte dans les arbitrages budgétaires », peut-on retenir de cette présentation.
Source : Les Dépêches de Brazzaville
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